30 commandes secrètes ChatGPT à connaître en 2026
Publié le · 31 min de lecture

Vous utilisez sans doute ChatGPT en lui posant des questions ordinaires. Pourtant, quelques mots placés en tête d’une demande suffisent à changer radicalement la forme, le niveau de détail ou l’angle de la réponse.
Disons-le tout de suite, parce que c’est le point que la plupart des listes de ce genre passent sous silence : ces « commandes secrètes » ne sont pas, pour la quasi-totalité d’entre elles, un menu caché de ChatGPT. Ce sont des raccourcis d’écriture. Des préfixes, des conventions, des mots que le modèle comprend parce qu’ils ont un sens évident, et qui vous évitent de rédiger trois lignes d’explications à chaque fois.
Cela ne les rend pas moins utiles. Taper /ELI5 revient à écrire « explique-moi cela de la façon la plus simple possible, comme à quelqu’un qui découvre le sujet ». Le résultat est le même, la frappe est dix fois plus courte, et la commande se retient.
Voici trente de ces raccourcis, classés en six familles : simplifier et résumer, structurer, analyser et comparer, améliorer la qualité d’une réponse, piloter le rôle et le ton, et orienter une demande visuelle. Chacun est prêt à copier, illustré par un cas professionnel, et accompagné de ce qu’il change réellement dans la réponse.
Mise au point
Les commandes secrètes ChatGPT existent-elles vraiment ?
Oui et non. Tout dépend de ce qu’on appelle une commande, et la nuance vaut la peine d’être posée une fois pour toutes.
Il faut distinguer quatre choses. Une fonctionnalité officielle est un dispositif du produit : la recherche sur le web, l’analyse de fichiers, la génération d’images, les projets. Une commande d’interface est une instruction reconnue par le logiciel lui-même. Une instruction en langage naturel est une phrase que vous écrivez et que le modèle interprète. Une convention de prompting est un raccourci adopté par les utilisateurs, dont le sens est assez clair pour être compris sans avoir été programmé.
Les trente commandes de cet article appartiennent à la quatrième catégorie. Écrire /CHECKLIST ne déclenche aucune fonction cachée : cela revient à demander « transforme ta réponse en liste de contrôle opérationnelle ». Le modèle comprend l’intention sémantique, et il y répond.
Un exemple permet de mesurer l’écart avec de vraies commandes. OpenAI documente bien des commandes slash, avec un menu et une liste fermée, mais pour Codex, son outil de développement en ligne de commande : on y trouve /model pour changer de modèle, /permissions pour ajuster les droits, /diff pour afficher les modifications de code. Celles-là sont réelles, documentées, et elles ne concernent pas l’interface de discussion grand public. C’est la différence entre une commande et une convention.
La conséquence pratique est simple : aucune de ces trente commandes n’est garantie par un éditeur. Elles fonctionnent parce que leur sens est clair, et elles fonctionneront aussi bien sur d’autres assistants. Si l’une d’elles ne donne pas le résultat attendu, il suffit de l’écrire en toutes lettres.
Mode d’emploi
Comment utiliser ces commandes ?
La syntaxe tient en une ligne. Vous écrivez la commande, deux points, puis votre demande.
/COMMANDE : votre demande Exemple : /COMPARE : ChatGPT et Microsoft Copilot pour une PME de 30 personnes
Rien n’oblige à utiliser le slash. Les majuscules et le deux-points suffisent, le slash sert surtout de repère visuel quand vous empilez plusieurs consignes. Vous pouvez d’ailleurs en combiner plusieurs, chacune sur sa ligne :
/ACT-AS : Consultant en organisation /AUDIENCE : Direction générale /FORMAT-AS : Tableau Analyse la charge administrative de notre service client.
Une réserve, toutefois. Empiler les préfixes ne remplace pas une demande précise. Trois commandes bien choisies au-dessus d’une question claire valent mieux que dix raccourcis au-dessus d’une question floue ; au-delà de quatre ou cinq, les consignes commencent à se contredire et la qualité baisse.
Famille 1
Simplifier et résumer.
1. /ELI5, expliquer comme à un débutant complet
À quoi sert-elle ? À obtenir une explication débarrassée de jargon. L’abréviation vient de l’anglais « Explain Like I’m 5 », mais l’objectif n’est pas de parler à un enfant : c’est d’obtenir une vulgarisation utilisable devant un public qui ne connaît pas le sujet.
/ELI5 : [VOTRE SUJET] Exemple : /ELI5 : ce qu'est une API, pour un responsable administratif qui doit valider un budget d'intégration
Ce que cela change : des phrases courtes, des analogies concrètes, aucun sigle laissé sans explication. Utile pour préparer une prise de parole devant un comité non technique.
2. /TLDR, le résumé très court
À quoi sert-elle ? À ramener un contenu long à l’essentiel. L’abréviation vient de « Too Long, Didn’t Read ». Précisez la longueur voulue, sinon le modèle choisit pour vous.
/TLDR en [NOMBRE] lignes : [CONTENU OU FICHIER JOINT] Exemple : /TLDR en 5 lignes : le rapport d'audit ci-joint, pour quelqu'un qui doit décider s'il le lit en entier
Ce que cela change : un paragraphe dense au lieu d’un plan détaillé. Précisez toujours pour qui est le résumé : un directeur financier et un chef de projet ne retiennent pas les mêmes lignes.
3. /BRIEFLY, forcer la concision
À quoi sert-elle ? À couper court quand la réponse précédente était trop longue. Elle s’utilise aussi bien sur une nouvelle demande qu’en relance immédiate après un pavé.
/BRIEFLY : [VOTRE DEMANDE] Exemple : /BRIEFLY : faut-il externaliser notre hébergement ? Trois phrases, une recommandation, pas de préambule.
Ce que cela change : la réponse perd les rappels de contexte et les précautions d’usage. À éviter sur un sujet où les nuances comptent vraiment.
4. /EXEC-SUMMARY, la synthèse pour décideur
À quoi sert-elle ? À obtenir une note de synthèse destinée à quelqu’un qui doit trancher. Le format attendu n’est pas un résumé mais un document de décision : enjeu, faits, risques, recommandation.
/EXEC-SUMMARY : [SUJET OU DOCUMENT] Structure : enjeu en une phrase, faits établis, risques, options, recommandation, décision attendue. Exemple : /EXEC-SUMMARY : le projet de refonte de notre site, à partir du dossier ci-joint, pour un comité de direction de 20 minutes
Ce que cela change : la réponse s’ouvre sur l’enjeu au lieu de le garder pour la fin, et elle se termine par une question à trancher. Ajoutez « n’invente aucun chiffre absent du dossier », c’est là que le risque se situe.
5. /KEY-POINTS, extraire l’essentiel
À quoi sert-elle ? À sortir d’un document les seules informations qui comptent, sans les reformuler ni les commenter. À la différence du résumé, on ne cherche pas un texte continu mais une liste exploitable.
/KEY-POINTS : [DOCUMENT] Pour chaque point, cite le passage d'origine. Si une information est absente, écris « absent ». Exemple : /KEY-POINTS : le compte rendu du comité de pilotage ci-joint, en séparant décisions, actions et points en suspens
Ce que cela change : vous obtenez de la matière brute réutilisable. L’exigence de citation est ce qui rend l’extraction vérifiable, et donc utilisable sur un document qui engage.
Famille 2
Structurer les réponses.
6. /STEP-BY-STEP, décomposer une procédure
À quoi sert-elle ? À obtenir une méthode en étapes successives plutôt qu’un exposé. Il ne s’agit pas de demander au modèle d’exposer un raisonnement interne, mais de structurer sa réponse comme un mode opératoire.
/STEP-BY-STEP : [TÂCHE] Pour chaque étape : ce qu'il faut faire, qui la fait, ce qui doit être prêt avant, comment savoir qu'elle est terminée. Exemple : /STEP-BY-STEP : mettre en place une politique d'utilisation de l'IA dans une PME de 40 personnes
Ce que cela change : des étapes numérotées avec des prérequis explicites, au lieu d’une liste de bonnes pratiques. La colonne « comment savoir que c’est terminé » transforme la réponse en plan de travail.
7. /CHECKLIST, la liste de contrôle
À quoi sert-elle ? À obtenir une liste que l’on coche, pas une liste que l’on lit. La différence avec l’étape par étape : l’ordre importe peu, la complétude importe beaucoup.
/CHECKLIST : [SITUATION] Chaque ligne commence par un verbe d'action et se vérifie par oui ou non. Groupe par thème. Signale les points bloquants. Exemple : /CHECKLIST : avant la mise en ligne d'un nouveau site vitrine
Ce que cela change : des items vérifiables au lieu de recommandations générales. La consigne « vérifiable par oui ou non » élimine les lignes du type « soigner le référencement ».
8. /FORMAT-AS, imposer le format de sortie
À quoi sert-elle ? À décider de la forme avant de connaître le fond. C’est la commande la plus rentable de la liste : imposer un format oblige le modèle à structurer sa réflexion, et vous permet de repérer une case vide.
/FORMAT-AS : [tableau | liste | JSON | email prêt à envoyer | plan | fiche pratique | note d'une page] Exemple : /FORMAT-AS : fiche pratique d'une page, avec un encadré « à retenir » en fin de page Résume les obligations de transparence du règlement européen sur l'IA.
Ce que cela change : tout. Une même demande rendue en tableau, en note ou en courriel ne produit pas le même travail d’analyse en amont.
9. /TABLE, la réponse en tableau
À quoi sert-elle ? À obtenir directement des colonnes. Variante spécialisée de la précédente, utile dès qu’il s’agit de comparer ou de répartir. Nommez vos colonnes, sinon le modèle les invente.
/TABLE : [SUJET] Colonnes : [LISTE DES COLONNES]. Une ligne par [UNITÉ]. Si une case est inconnue, écris « non documenté ». Exemple : /TABLE : nos quatre outils de gestion de projet Colonnes : outil, usage principal, coût annuel, limite constatée, verdict.
Ce que cela change : la mention « non documenté » est essentielle. Sans elle, un tableau se remplit toujours, y compris avec des valeurs plausibles et fausses.
10. /SCHEMA, obtenir une structure
À quoi sert-elle ? À demander une architecture ou un plan plutôt qu’un texte. Attention : le mot est ambigu et peut être compris comme un schéma de données, un dessin ou un plan de document. Précisez toujours la forme attendue.
/SCHEMA : [OBJET] Forme attendue : [arborescence indentée | plan numéroté | liste de blocs et de liens] Exemple : /SCHEMA : l'organisation d'une base de connaissances interne pour un service client Forme attendue : arborescence indentée sur trois niveaux, avec le type de contenu attendu dans chaque dossier.
Ce que cela change : vous obtenez un squelette exploitable plutôt qu’une description. Pour un vrai diagramme, demandez plutôt une description textuelle des blocs et des liens, que vous porterez ensuite dans votre outil de schéma.
Famille 3
Analyser et comparer.
11. /COMPARE, la comparaison sur critères
À quoi sert-elle ? À mettre plusieurs options face aux mêmes critères, au lieu de recevoir une description successive de chacune. Le point déterminant est d’imposer la séparation entre ce qui est établi, ce qui est interprété et ce qui est recommandé.
/COMPARE : [OPTIONS] Critères : [LISTE] Sépare clairement FAITS VÉRIFIÉS, INTERPRÉTATION et RECOMMANDATION. N'invente ni tarif ni fonctionnalité : si tu n'es pas sûr, écris « à vérifier ». Exemple : /COMPARE : ChatGPT, Claude et Gemini pour un usage professionnel en PME Critères : traitement des documents, confidentialité, intégration bureautique, coût, prise en main.
Ce que cela change : une grille lisible au lieu d’un texte de promotion. Le marquage « à vérifier » vous dit exactement où aller contrôler avant de décider, puisque les tarifs et les fonctionnalités bougent sans arrêt.
12. /SWOT, la matrice en quatre cases
À quoi sert-elle ? À obtenir forces, faiblesses, opportunités et menaces. L’erreur classique est de laisser le modèle remplir les quatre cases à partir de généralités ; donnez-lui votre situation réelle.
/SWOT : [SUJET] Contexte : [TAILLE, SECTEUR, MOYENS, CONTRAINTES] Chaque élément doit s'appuyer sur un fait que je t'ai donné. Distingue ce qui dépend de nous de ce qui n'en dépend pas. Exemple : /SWOT : l'intégration de l'IA générative dans notre bureau d'études de 25 personnes
Ce que cela change : une matrice ancrée dans votre situation. La distinction interne et externe évite le défaut habituel, qui est de ranger en « menace » ce qui est en réalité une faiblesse interne.
13. /PROS-CONS, avantages et inconvénients
À quoi sert-elle ? À poser les deux côtés d’une décision. Demandez une pondération, sinon vous obtenez deux listes de longueur égale qui ne vous aident pas à trancher.
/PROS-CONS : [DÉCISION] Pour chaque élément : son poids (fort, moyen, faible) et qui il concerne. Termine par la condition qui ferait pencher la décision d'un côté ou de l'autre. Exemple : /PROS-CONS : automatiser les réponses de premier niveau de notre support client
Ce que cela change : la dernière consigne est la plus utile. Elle transforme une liste symétrique en critère de décision, du type « si le volume dépasse tel seuil, alors oui ».
14. /PITFALLS, les pièges à anticiper
À quoi sert-elle ? À faire remonter ce qui casse habituellement, avant de s’engager. C’est la commande la plus utile en phase de cadrage, parce qu’elle produit une liste de questions à poser aux équipes.
/PITFALLS : [PROJET] Pour chaque piège : le signe avant-coureur, le coût s'il se réalise, et la mesure de prévention. Classe du plus au moins probable. Exemple : /PITFALLS : un projet d'automatisation du traitement des devis, dans une entreprise qui n'a jamais rien automatisé
Ce que cela change : le signe avant-coureur est ce qui rend la liste actionnable : il vous dit quoi surveiller la semaine prochaine, pas seulement ce qui pourrait mal tourner.
15. /MULTI-PERSPECTIVE, le sujet vu par chaque partie
À quoi sert-elle ? À examiner une question depuis plusieurs positions dans l’organisation. Elle sert autant à préparer une décision qu’à préparer la réunion où elle sera annoncée.
/MULTI-PERSPECTIVE : [SUJET] Points de vue : [LISTE DES FONCTIONS] Pour chacun : ce qu'il y gagne, ce qu'il craint, la question qu'il posera en premier, ce qui le rassurerait. Exemple : /MULTI-PERSPECTIVE : l'arrivée d'un assistant IA dans les équipes Points de vue : direction, salariés, RH, informatique, clients.
Ce que cela change : vous arrivez en réunion avec les objections déjà formulées. Ces points de vue restent des hypothèses : ils orientent la préparation, ils ne remplacent pas ce que vos équipes diront réellement.
Famille 4
Améliorer la qualité d’une réponse.
16. /FIRST-PRINCIPLES, repartir du problème
À quoi sert-elle ? À sortir des solutions toutes faites en revenant à ce que l’on cherche vraiment à obtenir. Utile quand toutes les réponses reçues ressemblent au catalogue d’un prestataire.
/FIRST-PRINCIPLES : [PROBLÈME] Décompose d'abord le problème en ses composantes de base, sans nommer aucune solution. Remets en cause les hypothèses implicites de ma question. Ensuite seulement, propose des pistes. Exemple : /FIRST-PRINCIPLES : comment réduire réellement le temps passé sur notre support client ?
Ce que cela change : la réponse commence par questionner votre question. Il arrive qu’elle fasse apparaître que le vrai problème n’est pas le temps de traitement mais le volume de demandes évitables.
17. /SELF-CHECK, la relecture critique
À quoi sert-elle ? À demander au modèle de relire sa propre réponse et d’y signaler les erreurs possibles, les hypothèses non dites, les contradictions et les points incertains. Ce n’est pas une garantie d’exactitude, et cela ne dispense jamais de vérifier : c’est un filtre supplémentaire, pas un contrôle.
/SELF-CHECK Relis ta réponse précédente et liste : les affirmations que tu ne peux pas étayer, les hypothèses que tu as faites sans me le dire, les contradictions internes, ce qui dépend d'informations que je ne t'ai pas fournies. Ne réécris pas la réponse.
Ce que cela change : la consigne « ne réécris pas » est importante. Sans elle, vous recevez une seconde version légèrement différente au lieu de la liste des fragilités de la première.
18. /BIAS-CHECK, repérer les biais
À quoi sert-elle ? À examiner une analyse, un processus ou un texte sous l’angle des biais qu’il peut contenir. Particulièrement pertinent sur les sujets où une décision concerne des personnes.
/BIAS-CHECK : [TEXTE, PROCESSUS OU ANALYSE] Cherche : critères indirectement discriminants, échantillon non représentatif, causalité déduite d'une simple corrélation, formulation qui oriente la réponse, angle mort du point de vue adopté. Pour chaque biais : où il se trouve et comment le corriger. Exemple : /BIAS-CHECK : notre grille de sélection des candidatures, ci-dessous
Ce que cela change : vous obtenez des points précis à arbitrer, pas un avis. Sur un sujet de recrutement ou d’évaluation, la décision reste humaine et doit le rester : voir la formation IA pour les RH.
19. /VERIFY, demander la vérification
À quoi sert-elle ? À contrôler des affirmations plutôt qu’à en produire. Si votre outil dispose d’un accès au web, exigez-le explicitement et demandez les liens ; sans accès, la vérification se limite à la cohérence interne, ce qui est très différent.
/VERIFY : [AFFIRMATIONS] Utilise la recherche web et donne pour chaque affirmation : vérifiée, partiellement exacte, fausse ou invérifiable, avec la source et sa date. Si une information ne peut pas être vérifiée, indique-le explicitement plutôt que de trancher. Exemple : /VERIFY : les trois affirmations réglementaires de ma note ci-dessous
Ce que cela change : la catégorie « invérifiable » est celle qui vous protège. Une réponse qui ne classe jamais rien dans cette case est une réponse à relire de près.
20. /METRICS, passer aux indicateurs
À quoi sert-elle ? À traduire une intention en quelque chose de mesurable. Elle transforme « améliorer la satisfaction client » en trois indicateurs que quelqu’un pourra relever le mois prochain.
/METRICS : [OBJECTIF] Pour chaque indicateur : ce qu'il mesure, comment le relever concrètement, à quelle fréquence, et ce qui le rendrait trompeur. N'invente aucune valeur de référence ni aucun objectif chiffré que je ne t'ai pas donné. Exemple : /METRICS : évaluer si l'automatisation du tri de nos demandes entrantes fonctionne
Ce que cela change : la colonne « ce qui le rendrait trompeur » évite les indicateurs qui s’améliorent pour de mauvaises raisons. L’interdiction de chiffrer est indispensable : sans elle, vous recevrez des objectifs inventés présentés comme des standards du marché.
Famille 5
Piloter le rôle, le ton et le public.
21. /ACT-AS, adopter un rôle
À quoi sert-elle ? À cadrer le vocabulaire, les réflexes et les questions que le modèle va poser. Une précision qui évite bien des déconvenues : un rôle améliore le cadrage, il ne transforme pas l’outil en professionnel qualifié. Faire dire « tu es avocat » ne produit pas un avis juridique.
/ACT-AS : [RÔLE, AVEC SON NIVEAU ET SON CONTEXTE] Exemple : /ACT-AS : Consultant SEO senior habitué aux sites de PME industrielles, pas aux grands sites marchands
Ce que cela change : beaucoup, si le rôle est précis. « Consultant SEO » donne des généralités ; le rôle détaillé ci-dessus oriente vers des recommandations adaptées à un petit site.
22. /AUDIENCE, désigner le destinataire
À quoi sert-elle ? À fixer le niveau de la réponse. C’est souvent plus efficace que /ACT-AS : ce n’est pas celui qui parle qui détermine le résultat, c’est celui qui écoute.
/AUDIENCE : [QUI, CE QU'IL SAIT DÉJÀ, CE QU'IL DOIT FAIRE APRÈS] Exemple : /AUDIENCE : des chefs d'équipe qui n'ont jamais utilisé d'IA et qui devront présenter la règle à leurs équipes la semaine suivante
Ce que cela change : la troisième information est la plus importante. Savoir ce que le lecteur devra faire ensuite modifie la structure, pas seulement le vocabulaire.
23. /TONE, fixer le registre
À quoi sert-elle ? À obtenir le ton de votre maison plutôt que le ton par défaut. Les adjectifs seuls sont peu opérants ; une liste d’interdits fonctionne beaucoup mieux.
/TONE : [REGISTRE] À éviter : [LISTE DE TICS ET DE FORMULES BANNIES] Exemple : /TONE : professionnel, direct, sans superlatif À éviter : questions rhétoriques en ouverture, « n'hésitez pas », emojis, phrases de conclusion qui résument ce qui vient d'être dit
Ce que cela change : la liste d’interdits fait plus pour le résultat que la description du ton. Constituez la vôtre au fil des relectures, elle devient vite votre meilleur actif.
24. /REWRITE-AS, changer de registre
À quoi sert-elle ? À transposer un contenu existant vers un autre public ou un autre format, sans en modifier le fond. Ajoutez toujours la contrainte de conservation des faits.
/REWRITE-AS : [FORMAT ET PUBLIC] Conserve toutes les informations factuelles, n'en ajoute aucune, ne modifie pas les termes qui ont une portée contractuelle. Liste à la fin ce que tu as changé. Exemple : /REWRITE-AS : note d'une page pour un dirigeant non technique [COLLER LE DOCUMENT TECHNIQUE]
Ce que cela change : la liste des modifications en fin de réponse vous permet de contrôler en dix secondes qu’aucune nuance juridique n’a été lissée au passage.
25. /ROLE-TASK-FORMAT, la structure en trois lignes
À quoi sert-elle ? C’est la plus utile des vingt-cinq premières, parce qu’elle ne fixe pas un paramètre mais les trois qui comptent : qui parle, ce qu’il doit faire, sous quelle forme il rend. Trois lignes suffisent à transformer une demande floue en commande de travail.
/ROLE : [RÔLE] /TASK : [MISSION PRÉCISE] /FORMAT : [FORME DE SORTIE] Exemple : /ROLE : Consultant marketing habitué aux PME de services /TASK : analyse la proposition commerciale ci-dessous et repère ce qui peut faire hésiter le client /FORMAT : tableau à trois colonnes, problème, impact sur la décision, recommandation
Ce que cela change : elle élimine les deux causes les plus fréquentes de mauvaise réponse, la mission mal définie et le format laissé libre. Cette mécanique et ses variantes sont le coeur de la formation prompt engineering.
Famille 6
Orienter une demande visuelle.
Précision indispensable pour cette famille : ces termes sont du vocabulaire de description, pas des réglages techniques. Ils n’agissent ni sur un appareil photo virtuel, ni sur un objectif, ni sur la résolution réelle du fichier.
Dans ChatGPT, la génération d’images passe par la description en langage naturel ; le seul réglage d’interface documenté par l’éditeur est le choix du rapport d’aspect, qui peut aussi s’écrire dans la demande. Tout le reste, cadrage, lumière, style, se dit avec des mots. Ces cinq mots-clés sont simplement ceux qui orientent le plus nettement le résultat.
26. /CINEMATIC, la composition de cinéma
À quoi sert-elle ? À obtenir une image composée comme un plan de film : profondeur, arrière-plan flouté, lumière travaillée, cadrage large.
/CINEMATIC : [SUJET ET SCÈNE] Exemple : /CINEMATIC : un atelier de mécanique en fin de journée, un technicien consulte une tablette près d'une machine, lumière rasante venant d'une verrière, arrière-plan légèrement flouté, tons chauds, format 16:9
Ce que cela change : une mise en scène au lieu d’un sujet posé au centre. Le mot seul ne suffit pas : c’est la description de la scène qui fait le résultat.
27. /TOPDOWN, la vue de dessus
À quoi sert-elle ? À demander une prise de vue verticale, à la perpendiculaire du plan. C’est le cadrage des photos de bureau, de plan de travail ou de produits disposés à plat.
/TOPDOWN : [SCÈNE] Exemple : /TOPDOWN : un bureau vu strictement de dessus, carnet ouvert, stylo, tasse, ordinateur portable sur le côté, fond bois clair, espace vide en haut à droite pour y placer un titre, format carré
Ce que cela change : l’angle de prise de vue. Prévoir explicitement une zone vide est le détail qui rend l’image utilisable en visuel de couverture.
28. /CLOSEUP, le cadrage rapproché
À quoi sert-elle ? À resserrer sur un sujet unique : un visage, une main, un détail de produit. Précisez où coupe le cadre, sinon le résultat varie d’une génération à l’autre.
/CLOSEUP : [SUJET ET LIMITE DU CADRE] Exemple : /CLOSEUP : les mains d'un artisan ajustant une pièce métallique, cadre coupé aux avant-bras, fond atelier flouté, lumière latérale, format vertical 4:5
Ce que cela change : la distance au sujet. Pour un portrait destiné à votre communication, indiquez aussi le regard, l’expression et la tenue, faute de quoi vous obtiendrez une photo de banque d’images.
29. /SOFTLIGHTING, la lumière douce
À quoi sert-elle ? À obtenir des ombres progressives plutôt que des contrastes durs. Le vocabulaire vient directement de la photographie de studio, et le modèle le comprend comme tel.
/SOFTLIGHTING : [SCÈNE] Exemple : /SOFTLIGHTING : une formatrice devant un petit groupe en salle, lumière diffuse venant d'une large fenêtre à gauche, ombres douces, ambiance calme, pas de contre-jour
Ce que cela change : l’ambiance générale, et beaucoup la perception du sujet. Indiquez la direction de la lumière, c’est ce qui distingue une consigne utile d’un adjectif décoratif.
30. /EDITORIAL, la photo de presse d’entreprise
À quoi sert-elle ? À obtenir un rendu de reportage professionnel plutôt qu’une illustration lisse : scène crédible, personnes occupées à quelque chose, décor réel.
/EDITORIAL : [SUJET] Exemple : /EDITORIAL : portrait d'une responsable d'atelier dans son environnement de travail, regard vers l'objectif, posture naturelle, tenue professionnelle sans costume, décor d'atelier réel, palette sobre, format 3:2 À éviter : sourire forcé, bureau immaculé, effet publicitaire
Ce que cela change : la ligne « à éviter » compte autant que le reste. Un bon prompt visuel précise sept choses : le sujet, la composition, le cadrage, l’ambiance, la lumière, le style et les couleurs, plus le format final et ce qui ne doit pas apparaître. La formation création d’images par IA travaille cette grille sur vos propres visuels.
Les combinaisons
Peut-on combiner plusieurs commandes ?
Oui, et c’est même là que ces raccourcis prennent tout leur sens. Voici cinq assemblages qui fonctionnent, avec le résultat à attendre.
Pour préparer une note de direction
/ACT-AS : Consultant RH /AUDIENCE : Direction générale /EXEC-SUMMARY /PITFALLS Analyse les risques liés à l'utilisation de l'IA générative par nos salariés.
Le résultat n’est plus un exposé mais une note de deux pages : enjeu, faits, risques classés par probabilité, mesures de prévention, décision à prendre. Les quatre commandes agissent à des niveaux différents, donc elles ne se contredisent pas.
Pour analyser
/COMPARE puis /TABLE puis /SELF-CHECK. La comparaison fixe les critères, le tableau force la complétude, la relecture critique signale les cases où le modèle a comblé un trou. C’est l’enchaînement à utiliser avant un arbitrage d’outil.
Pour apprendre
/ELI5 puis /STEP-BY-STEP. D’abord comprendre de quoi il s’agit, ensuite savoir dans quel ordre s’y prendre. Beaucoup plus efficace que de demander les deux en même temps, qui donne une explication moyenne et des étapes approximatives.
Pour décider
/PROS-CONS puis /PITFALLS puis /EXEC-SUMMARY. Les deux premières produisent la matière, la troisième la met en forme pour quelqu’un qui doit trancher en dix minutes. Faites-les en trois temps dans la même conversation plutôt qu’en un seul envoi.
Pour produire un contenu
/ACT-AS puis /AUDIENCE puis /TONE puis /FORMAT-AS. C’est la combinaison la plus utilisée au quotidien, et celle qui gagne le plus à être enregistrée une fois pour toutes plutôt que retapée.
Pour créer une image
/CINEMATIC puis /CLOSEUP puis /SOFTLIGHTING, suivis d’une description précise de la scène. Ici les trois mots-clés ne font que donner la direction : sans description détaillée derrière, ils ne produisent rien de particulier.
Une limite à garder en tête : cinq commandes bien choisies valent mieux qu’une succession de quinze raccourcis contradictoires. Si vous demandez à la fois la concision et l’exhaustivité, l’une des deux consignes sera sacrifiée, et pas forcément celle que vous croyez.
Au-delà des raccourcis
Ce qui vaut mieux qu’une commande : la structure de prompt.
Ce qui suit n’est pas une commande. C’est un prompt, c’est-à-dire l’instruction complète, et la distinction est le point le plus important de cet article : une commande est un raccourci d’une ligne qui agit surtout sur la forme de la réponse, un prompt est la demande entière, avec son contexte et ses données. Les trente raccourcis précédents font gagner du temps sur des demandes courantes. La structure ci-dessous produit des résultats fiables sur ce qui engage.
RÔLE : [qui doit être l'assistant] CONTEXTE : [la situation, en trois lignes] OBJECTIF : [le résultat attendu et ce qu'il servira à faire] DONNÉES : [les informations dont il dispose] CONTRAINTES : [longueur, interdits, mentions obligatoires] PUBLIC : [à qui est destinée la réponse] FORMAT : [comment présenter le résultat] VÉRIFICATION : [ce qu'il doit contrôler avant de répondre]
Voici ce que cela donne sur un cas réel.
RÔLE : responsable qualité dans une PME industrielle de 60 personnes CONTEXTE : trois non-conformités relevées lors du dernier audit interne, toutes sur la traçabilité des contrôles en fin de ligne OBJECTIF : un plan d'action présentable au comité de direction dans dix jours DONNÉES : le rapport d'audit ci-joint et le tableau des contrôles actuels CONTRAINTES : deux pages maximum, aucune solution logicielle payante à ce stade, pas de recrutement PUBLIC : un comité de direction non spécialiste de la qualité FORMAT : une page de synthèse, puis un tableau action, responsable, échéance, indicateur VÉRIFICATION : n'utilise que ce qui figure dans les documents fournis, signale ce qui manque plutôt que de le déduire, et indique les actions dont le coût dépend d'une information que je ne t'ai pas donnée
La dernière ligne est celle qui change le plus de choses. Elle transforme un outil qui devine en un outil qui signale ce qu’il ne sait pas. Ces huit champs, et la façon de les doser selon la tâche, sont exactement ce que l’on travaille en formation ChatGPT et en formation prompt engineering. Vous en trouverez cinquante déclinaisons prêtes à l’emploi dans notre article sur les 50 meilleurs prompts ChatGPT pour gagner du temps au travail.
Aide-mémoire
Dix combinaisons pour le travail.
| Besoin | Commandes |
|---|---|
| Résumer un rapport | /TLDR + /KEY-POINTS |
| Préparer une décision | /EXEC-SUMMARY + /PROS-CONS |
| Comparer des logiciels | /COMPARE + /TABLE |
| Identifier les risques | /PITFALLS + /SELF-CHECK |
| Expliquer un sujet | /ELI5 + /STEP-BY-STEP |
| Adapter un message | /AUDIENCE + /TONE |
| Réécrire un document | /REWRITE-AS + /AUDIENCE |
| Analyser une stratégie | /SWOT + /METRICS |
| Créer une image professionnelle | /EDITORIAL + /SOFTLIGHTING |
| Cadrer une demande en trois lignes | /ROLE-TASK-FORMAT |
Trois lignes méritent un mot. Résumer un rapport demande les deux commandes : le résumé donne le sens général, l’extraction donne les éléments que vous reprendrez ensuite. Identifier les risques n’a d’intérêt qu’avec la relecture critique derrière : c’est elle qui distingue les risques documentés de ceux que le modèle a déduits. Analyser une stratégie sans les indicateurs produit une matrice que personne ne saura suivre trois mois plus tard.
Le mécanisme
Pourquoi ces commandes fonctionnent-elles ?
Un modèle de langage produit la suite de mots la plus plausible compte tenu de tout ce que vous lui avez donné. Il ne cherche pas une commande dans un catalogue : il interprète un contexte. Quand ce contexte contient /CHECKLIST, la suite la plus plausible est une liste de contrôle, parce que ce mot n’a pas d’autre sens.
Ces raccourcis agissent donc comme des instructions condensées. Écrire /CHECKLIST et écrire « présente ta réponse sous forme de liste de contrôle opérationnelle, une ligne par point vérifiable » poursuivent le même objectif. La seconde formulation est même plus précise, puisqu’elle ajoute le format de ligne attendu.
D’où la règle à retenir : les raccourcis améliorent la vitesse, la précision améliore la qualité. Sur une demande courante que vous répétez dix fois par jour, le raccourci gagne. Sur un document qui sortira de l’entreprise, prenez les trente secondes supplémentaires.
Les limites
Ce qu’une commande ne fera jamais.
- Supprimer les réponses inventées. Aucune formule n’empêche un modèle de produire une référence qui n’existe pas.
/VERIFYet/SELF-CHECKréduisent le risque, ils ne l’annulent pas. - Ouvrir un accès à des informations cachées. Il n’existe pas de base secrète derrière l’interface.
- Contourner les règles du modèle. Les « prompts sans limites » qui circulent ne tiennent pas, et vous exposent inutilement.
- Transformer l’outil en expert. Un rôle change le vocabulaire, pas la responsabilité professionnelle.
- Garantir l’exactitude. Une réponse bien rédigée n’est pas une réponse vérifiée.
- Déclencher l’accès au web. Cela dépend de l’outil et de vos réglages, pas d’un mot-clé.
- Fournir une donnée que le modèle n’a pas. Vos chiffres internes, il ne les connaît pas : il faut les lui donner.
- Afficher un raisonnement privé. Ce que vous obtenez en demandant « montre ton raisonnement » est une explication reconstruite, pas le fonctionnement interne du modèle.
Nous avons détaillé ces limites, et la façon de construire un projet qui en tient compte, dans un article dédié : ce que l’IA ne sait pas faire.
Vigilance
Attention aux fausses commandes.
Le sujet attire les inventions. On trouve en ligne des « modes experts cachés », des « codes développeur », des prompts qui prétendent lever toutes les limitations, des commandes présentées comme des fonctions non documentées. Dans l’immense majorité des cas, ce sont des conventions inventées par des utilisateurs, ou simplement des inventions.
Cela ne veut pas dire qu’elles ne produisent rien. Une convention fonctionne dès lors que son sens est clair pour le modèle, exactement comme les trente commandes de cet article. Le problème n’est pas leur usage, c’est la façon dont elles sont présentées.
La règle est simple. Si quelqu’un affirme qu’une commande déclenche une véritable fonctionnalité cachée, allez vérifier dans la documentation officielle de l’éditeur. Une fonction réelle y figure, avec son nom, son périmètre et les offres concernées. Si elle n’y figure pas, c’est une convention : utilisez-la si elle marche, mais ne construisez pas un processus d’entreprise dessus.
Deuxième signal d’alerte : une commande qui promet de supprimer les erreurs, de garantir la véracité ou de débloquer un mode sans restriction. Aucune formulation ne fait cela, et celles qui le prétendent vous feront surtout perdre du temps.
L’arbitrage
Commandes courtes ou prompts structurés ?
| Commandes courtes | Prompts structurés |
|---|---|
| Très rapides à écrire | Nettement plus précis |
| Faciles à mémoriser | Adaptés aux tâches complexes |
| Idéales pour changer le format | Meilleurs pour un processus professionnel |
| Peu de contexte transmis | Contexte détaillé |
| Usage ponctuel | Usage reproductible et partageable |
La répartition est assez nette. Les commandes servent à modifier rapidement la forme, le ton, le niveau ou la structure d’une réponse : ce sont des ajustements. Les prompts structurés s’imposent dès que le résultat sera relu par quelqu’un d’autre, réutilisé la semaine suivante, ou versé à un dossier.
En pratique, on utilise les deux. Les raccourcis pendant la journée, la structure complète pour les tâches qui reviennent ; et ce qui fonctionne bien finit écrit quelque part, dans un document partagé que l’équipe enrichit.
Questions fréquentes
FAQ sur les commandes ChatGPT.
Quelles sont les commandes secrètes de ChatGPT ?
Ce que l’on désigne ainsi sont des raccourcis de prompting, pas un menu caché. Les plus utiles : /ELI5 pour vulgariser, /TLDR pour résumer, /CHECKLIST et /TABLE pour imposer un format, /COMPARE pour comparer sur critères, /SELF-CHECK pour faire relire une réponse, /ACT-AS et /AUDIENCE pour cadrer le rôle et le destinataire. Elles fonctionnent parce que leur sens est explicite.
Les commandes slash ChatGPT sont-elles officielles ?
Non, pas dans l’interface de discussion. OpenAI documente bien des commandes slash, mais pour Codex, son outil de développement en ligne de commande, avec des instructions comme /model ou /diff. Les commandes que l’on trouve dans les listes d’astuces sont des conventions adoptées par les utilisateurs. Elles fonctionnent par interprétation du sens, pas parce qu’elles auraient été programmées.
Comment utiliser une commande dans ChatGPT ?
Écrivez la commande, deux points, puis votre demande : /COMPARE : deux logiciels de gestion de projet pour une PME. Le slash n’est pas obligatoire, il sert de repère visuel. Vous pouvez en placer plusieurs, une par ligne, au-dessus de la demande. Au-delà de quatre ou cinq, les consignes commencent à se contredire.
Quelle est la meilleure commande ChatGPT ?
/FORMAT-AS, ou sa version complète /ROLE-TASK-FORMAT. Imposer un format de sortie oblige le modèle à structurer son analyse en amont, et vous permet de repérer immédiatement ce qui manque. C’est le geste qui améliore le plus la qualité des réponses, bien davantage que le choix d’un rôle ou d’un ton.
Que signifie /ELI5 dans ChatGPT ?
L’abréviation vient de l’anglais « Explain Like I’m 5 », expliquer comme à un enfant de cinq ans. En usage professionnel, l’objectif n’est pas infantile : il s’agit d’obtenir une vulgarisation sans jargon, utilisable devant un public qui ne connaît pas le sujet. Ajoutez le profil du lecteur pour un meilleur résultat.
Que signifie /TLDR ?
« Too Long, Didn’t Read », trop long, pas lu. La commande demande un résumé très court d’un contenu long. Précisez toujours la longueur souhaitée et le destinataire du résumé : un directeur financier et un chef de projet ne retiennent pas les mêmes lignes d’un même rapport.
Peut-on combiner plusieurs commandes ChatGPT ?
Oui, et c’est souvent là qu’elles deviennent utiles. Les combinaisons efficaces associent des commandes qui agissent à des niveaux différents : un rôle, un public, un format, une vérification. Évitez d’empiler des consignes contradictoires, comme la concision et l’exhaustivité : l’une des deux sera sacrifiée, et rarement celle que vous imaginez.
Existe-t-il un mode expert caché dans ChatGPT ?
Non. Il existe des fonctionnalités documentées, comme la recherche sur le web, l’analyse de fichiers ou les projets, dont la disponibilité dépend de l’offre. Il n’existe pas de mot magique ouvrant un mode sans restriction. Les commandes présentées comme telles sont des inventions : en cas de doute, vérifiez dans la documentation officielle de l’éditeur.
Comment obtenir de meilleures réponses de ChatGPT ?
Cinq gestes, par ordre d’efficacité : donner du contexte, fournir un exemple du résultat attendu, imposer un format de sortie, travailler en plusieurs étapes plutôt qu’en une seule demande, et terminer par « avant de répondre, dis-moi ce qui te manque ». Cette dernière phrase supprime à elle seule une bonne partie des allers-retours.
Quelle différence entre une commande et un prompt ?
Une commande est un raccourci qui exprime une intention en un mot, le plus souvent sur la forme de la réponse. Un prompt est l’instruction complète : rôle, contexte, objectif, données, contraintes, format, critères de vérification. Les commandes font gagner du temps sur des demandes courantes, le prompt structuré s’impose dès que le résultat engage.
Existe-t-il des commandes pour créer des images ?
Pas au sens de réglages techniques. Des mots comme « cinématographique », « vue de dessus » ou « lumière douce » orientent la description, mais n’agissent ni sur un objectif virtuel ni sur la résolution. Dans ChatGPT, la génération d’images passe par le langage naturel ; le rapport d’aspect est le réglage d’interface documenté. Tout le reste se décrit avec des mots.
Comment apprendre à mieux utiliser ChatGPT ?
En travaillant sur vos propres tâches plutôt qu’en accumulant des astuces. Prenez trois tâches récurrentes, écrivez pour chacune une consigne complète, testez-la, corrigez ce qui manquait, puis enregistrez la version qui marche. Une formation courte accélère nettement cette étape : voir notre guide pour choisir une formation IA.
Aller plus loin
Les raccourcis font gagner des minutes, la méthode fait gagner des journées.
Connaître une trentaine de raccourcis permet d’aller plus vite sur des demandes courantes. Savoir construire un contexte, des instructions, des contraintes, un format et une méthode de vérification permet d’obtenir des résultats fiables sur les tâches qui comptent vraiment, et de les partager avec une équipe.
Vous voulez aller plus loin que les commandes et apprendre à construire des prompts adaptés à votre métier ? La formation ChatGPT couvre la prise en main et les usages professionnels, la formation prompt engineering la méthode de formulation, la formation en intra permet d’aligner une équipe entière sur les mêmes consignes, et la formation sur mesure part de vos propres processus. Pour les étapes suivantes, voir la formation automatisation IA et la formation agents IA.
Les formations sont organisées par le CIDFP, centre de formation professionnelle certifié Qualiopi, déclaration d’activité 11941096094.
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Sources
OpenAI, commandes slash de Codex CLI (commandes réelles, documentées, propres à l’outil de développement) · OpenAI, les images dans ChatGPT (génération par description en langage naturel, sélecteur de rapport d’aspect) · OpenAI, aperçu des capacités de ChatGPT.
Les fonctionnalités des services d’IA évoluent fréquemment. Les éléments cités correspondent à la documentation officielle consultée à la date de publication. Les trente commandes présentées sont des conventions de prompting, pas des fonctions officielles.
