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Outils et usages de l’IA

Les 50 meilleurs prompts ChatGPT pour gagner du temps au travail en 2026

ChatGPT fait gagner du temps à une condition : recevoir des instructions assez précises pour produire un résultat utilisable du premier coup. La différence entre dix minutes gagnées et vingt minutes perdues tient presque toujours à la qualité de la demande.

« Rédige-moi un email commercial » produit un texte générique qu’il faudra reprendre entièrement. Le modèle ne sait ni à qui vous écrivez, ni ce que vous vendez, ni ce qui s’est dit avant, ni le ton de votre maison, ni la longueur attendue. Il comble ces vides par du plausible. Un prompt qui fournit un rôle, un contexte, un objectif, une cible, des contraintes et un format de sortie supprime ces vides : le résultat devient exploitable après une simple relecture.

Cet article rassemble 50 prompts ChatGPT professionnels, classés en dix familles d’usage, écrits pour être copiés puis adaptés en remplaçant les variables entre crochets. Chacun se comprend indépendamment des autres : vous pouvez arriver directement sur celui dont vous avez besoin. Ils fonctionnent aussi bien avec d’autres assistants ; la méthode est la même.

Sommaire

Les dix familles de prompts.

  1. Emails professionnels (prompts 1 à 5)
  2. Gagner du temps au bureau (6 à 10)
  3. Réunions et management (11 à 15)
  4. Marketing (16 à 20)
  5. Communication et réseaux sociaux (21 à 25)
  6. Commerciaux (26 à 30)
  7. Ressources humaines (31 à 35)
  8. SEO et création de contenu (36 à 40)
  9. Analyse et données (41 à 45)
  10. Automatisation et agents IA (46 à 50)

Définition

Qu’est-ce qu’un prompt ChatGPT ?

Un prompt est l’instruction, accompagnée des informations utiles, que vous transmettez à un modèle d’IA pour orienter sa réponse. C’est votre cahier des charges : il détermine ce que l’outil produit, et dans quelle forme.

Quatre niveaux se distinguent. La question simple interroge une connaissance générale : « que signifie CPF ? ». L’instruction demande une action : « résume ce texte en cinq lignes ». Le prompt structuré ajoute un rôle, un contexte, des données, des contraintes et un format attendu : c’est celui qui produit un résultat professionnel. La conversation itérative, enfin, part d’un prompt structuré puis affine par corrections successives, ce qui donne presque toujours le meilleur résultat.

Retenez la règle de proportionnalité : plus la tâche engage votre responsabilité, plus le prompt doit être précis. Pour reformuler une phrase, une instruction suffit. Pour préparer une réponse à un client mécontent, non.

La méthode

Comment écrire un bon prompt ChatGPT ?

Sept éléments, dans cet ordre. Vous n’avez pas besoin des sept à chaque fois : dosez selon la complexité de la tâche.

  • Rôle. « Tu es responsable des ressources humaines dans une PME industrielle. » Cadre le vocabulaire et le niveau de détail.
  • Contexte. « Nous recrutons un technicien de maintenance, poste ouvert depuis deux mois. » C’est l’élément le plus souvent oublié, et le plus rentable.
  • Objectif. « Je veux une grille d’entretien utilisable telle quelle. » Dit à quoi servira le résultat.
  • Données. Les informations dont vous disposez, collées ou jointes. Sans elles, le modèle invente.
  • Contraintes. Longueur, ton, interdits, mentions obligatoires, public.
  • Format. Tableau, liste à puces, courriel prêt à envoyer, plan en trois parties.
  • Critères de qualité. « Vérifie que chaque action a un responsable et une date. » Donne au modèle de quoi se relire.

Le plus grand gain vient des deux derniers : imposer un format et des critères de qualité supprime l’essentiel des allers-retours. Ces mécanismes sont au coeur de la formation prompt engineering.

Le modèle de base

Le modèle de prompt universel.

Copiez ce cadre une fois, gardez-le sous la main, et remplissez-le à chaque tâche un peu sérieuse. Les cinquante prompts qui suivent en sont des déclinaisons spécialisées.

Tu es [RÔLE].

Contexte :
[CONTEXTE]

Objectif :
[OBJECTIF]

Informations disponibles :
[DONNÉES]

Contraintes :
[CONTRAINTES]

Format attendu :
[FORMAT]

Critères de qualité :
[CRITÈRES]

Avant de produire la réponse, identifie les informations essentielles manquantes. Si elles empêchent réellement d'effectuer correctement la tâche, pose-moi les questions nécessaires.

La dernière phrase change tout. Elle transforme un outil qui devine en un outil qui demande, et évite la réponse confiante construite sur un contexte imaginaire. Gardez-la même quand vous allégez le reste.

Catégorie 1

Prompts pour les emails professionnels.

1. Rédiger un email professionnel

À quoi ça sert : obtenir un courriel prêt à envoyer plutôt qu’un brouillon à reprendre, parce que le destinataire, le ton et la longueur sont fixés d’avance.

Rédige un email professionnel en français.

Destinataire : [QUI, FONCTION, RELATION AVEC MOI]
Contexte : [CE QUI S'EST PASSÉ AVANT]
Objectif de l'email : [CE QUE JE VEUX OBTENIR]
Informations à mentionner obligatoirement : [DONNÉES]
Ton : [TON, par exemple courtois et direct]
Longueur : [NOMBRE] mots maximum

Contraintes : objet explicite, une seule demande claire, pas de formule creuse, pas de superlatif. Termine par une prochaine étape précise.

Si une information me manque pour que l'email soit envoyable tel quel, signale-le au lieu de l'inventer.

À personnaliser : [QUI], [CONTEXTE], [DONNÉES], [TON], [NOMBRE]. Conseil : indiquez la relation réelle (client de longue date, prestataire, supérieur), c’est ce qui règle le niveau de formalité bien mieux que le mot « professionnel ».

2. Répondre à un email difficile ou sensible

À quoi ça sert : sortir d’une réponse écrite sous le coup de l’agacement, en obtenant deux versions de ton différent pour choisir.

Voici un email que j'ai reçu et auquel je dois répondre.

Email reçu :
[COLLER L'EMAIL]

Ma position : [CE QUE JE VEUX DIRE, MÊME MALADROITEMENT]
Ce que je ne veux pas faire : [CONCESSIONS EXCLUES]
Relation à préserver : [ENJEU]

Produis deux versions de réponse : une ferme et factuelle, une plus conciliante. Pour chacune : reformule d'abord le point de vue du destinataire en une phrase, réponds fait par fait, ne concède rien qui ne figure pas dans ma position, propose une sortie concrète.

Indique ensuite en deux lignes ce qui distingue les deux versions et laquelle convient selon l'objectif.

À personnaliser : l’email reçu, [MA POSITION], [CONCESSIONS EXCLUES]. Conseil : retirez les noms et coordonnées avant de coller le message, surtout sur un compte personnel.

3. Reformuler un email pour le rendre plus professionnel

À quoi ça sert : garder votre intention et votre contenu, en corrigeant seulement le registre et la structure.

Reformule le message ci-dessous pour un usage professionnel.

Message d'origine :
[COLLER LE TEXTE]

Destinataire : [QUI]
Ton visé : [TON]
Contrainte : conserve strictement toutes les informations factuelles, n'en ajoute aucune, ne change pas le sens de ma demande.

Rends le résultat en deux blocs : la version reformulée, puis la liste des modifications que tu as faites et pourquoi.

À personnaliser : le texte, [QUI], [TON]. Conseil : la liste des modifications est le vrai intérêt du prompt : au bout de quelques usages, vous n’avez plus besoin de l’outil pour ce type de message.

4. Résumer une longue conversation par email

À quoi ça sert : reprendre un fil de vingt messages sans tout relire, et savoir qui doit faire quoi.

Voici un fil de discussion par email.

[COLLER LE FIL, DU PLUS ANCIEN AU PLUS RÉCENT]

Produis :
1. Le sujet du fil en une phrase.
2. La chronologie des étapes, une ligne par étape, avec la date quand elle figure.
3. Les décisions prises, avec l'auteur de chaque décision.
4. Les points encore ouverts.
5. Les actions attendues, sous forme de tableau : action, responsable, échéance.

Base-toi uniquement sur le contenu fourni. Si un responsable ou une échéance n'apparaît pas, écris « non précisé » plutôt que de le deviner.

À personnaliser : le fil collé. Conseil : collez dans l’ordre chronologique, sinon les décisions successives sont attribuées au mauvais moment.

5. Rédiger un email de relance

À quoi ça sert : relancer sans paraître insistant, en apportant un élément nouveau plutôt qu’en répétant la demande.

Rédige un email de relance.

Demande initiale : [OBJET, DATE]
Nombre de relances déjà envoyées : [NOMBRE]
Relation : [CLIENT, PROSPECT, PARTENAIRE, COLLÈGUE]
Élément nouveau que je peux apporter : [INFORMATION, ÉCHÉANCE, DOCUMENT]
Ce qui bloque peut-être de leur côté : [HYPOTHÈSE]

Contraintes : 120 mots maximum, aucune culpabilisation, pas de « je me permets de revenir vers vous », une seule question fermée à la fin pour faciliter la réponse.

Propose aussi un objet d'email différent de celui du message initial.

À personnaliser : [OBJET], [NOMBRE], [INFORMATION], [HYPOTHÈSE]. Conseil : l’élément nouveau est ce qui fait la différence ; sans lui, la relance n’est qu’un rappel.

Ces cinq prompts couvrent la majorité du temps passé dans une messagerie. Pour aller plus loin sur la prise en main de l’outil, voir la formation ChatGPT.

Catégorie 2

Prompts pour gagner du temps au bureau.

6. Résumer un document

À quoi ça sert : savoir en trois minutes si un document de quarante pages vous concerne, et où regarder ensuite.

Résume le document joint pour un lecteur qui est [FONCTION] et qui doit [DÉCISION À PRENDRE].

Produis :
1. Trois lignes d'essentiel.
2. Les cinq points qui concernent directement ma décision, avec pour chacun le numéro de page ou la section d'origine.
3. Ce que le document ne dit pas et qu'il faudrait obtenir.

Base ton analyse uniquement sur le document fourni. N'ajoute aucune connaissance extérieure. Si une affirmation est ambiguë dans le texte, signale-la comme ambiguë.

À personnaliser : [FONCTION], [DÉCISION]. Conseil : exigez toujours les numéros de page : sans eux, vous ne pouvez pas vérifier, et un résumé invalide vous coûtera plus cher que la lecture.

7. Extraire les informations importantes

À quoi ça sert : transformer un document non structuré en tableau exploitable, avec une colonne d’indice de confiance.

Extrais du document fourni les informations suivantes : [LISTE DES CHAMPS, par exemple dates, montants, parties, obligations, durées].

Présente le résultat sous forme de tableau avec les colonnes : champ, valeur, extrait exact du document, confiance (élevée / moyenne / faible).

Règles :
- N'invente aucune valeur. Si un champ est absent, écris « absent ».
- L'extrait doit être une citation littérale du document, pas une reformulation.
- Si deux passages se contredisent, crée deux lignes et signale la contradiction.

À personnaliser : [LISTE DES CHAMPS]. Conseil : la colonne « extrait exact » rend la vérification immédiate ; c’est ce qui permet d’utiliser ce prompt sur des documents qui engagent.

8. Transformer des notes en compte rendu

À quoi ça sert : passer de notes télégraphiques à un document lisible par quelqu’un qui n’était pas présent.

Transforme mes notes brutes en compte rendu structuré.

Notes :
[COLLER LES NOTES]

Contexte : [ÉVÉNEMENT, DATE, PARTICIPANTS]
Lecteur cible : [QUI LE LIRA]

Structure attendue : objet, points abordés, décisions, actions (tableau action / responsable / échéance), points en suspens.

Règle absolue : n'ajoute aucune décision, aucun chiffre et aucun engagement qui ne figure pas dans mes notes. Ce qui est illisible ou incomplet doit apparaître dans une rubrique « à confirmer » en fin de document.

À personnaliser : les notes, [ÉVÉNEMENT], [QUI LE LIRA]. Conseil : la rubrique « à confirmer » évite le défaut classique, un compte rendu qui invente des décisions pour paraître complet.

9. Construire une liste d’actions prioritaires

À quoi ça sert : transformer une liste de tâches hétérogène en ordre de traitement argumenté.

Voici ma liste de tâches en cours :
[LISTE]

Contexte : [PÉRIODE, CHARGE DISPONIBLE, CONTRAINTES CONNUES]
Critères de priorité, par ordre d'importance : [par exemple échéance externe, impact client, effet de blocage sur d'autres tâches, effort]

Produis un tableau : tâche, priorité (1 à 3), justification en une ligne, effort estimé, à déléguer ou non.

Ajoute ensuite deux listes courtes : ce qui peut être reporté sans conséquence, et ce qui doit être traité aujourd'hui. Ne modifie pas l'intitulé des tâches.

À personnaliser : la liste, [CRITÈRES]. Conseil : donnez vos critères dans l’ordre ; sans cela l’outil applique une hiérarchie générique qui ne correspond pas à votre poste.

10. Préparer sa journée de travail

À quoi ça sert : obtenir un déroulé réaliste plutôt qu’une liste de bonnes intentions, en tenant compte des créneaux réellement libres.

Aide-moi à organiser ma journée.

Rendez-vous fixes : [HORAIRES ET DURÉES]
Tâches à traiter : [LISTE AVEC DURÉE ESTIMÉE]
Moment où je suis le plus efficace : [CRÉNEAU]
Interruptions habituelles : [FRÉQUENCE]

Produis un déroulé horaire qui laisse au moins [DURÉE] de marge non planifiée, place les tâches exigeantes sur mon meilleur créneau, et regroupe les tâches courtes.

Si la somme des durées dépasse le temps disponible, dis-le explicitement et indique ce qu'il faut sortir de la journée, plutôt que de compresser les estimations.

À personnaliser : [HORAIRES], [LISTE], [CRÉNEAU], [DURÉE]. Conseil : la dernière consigne est la plus utile : elle vous oblige à arbitrer le matin plutôt qu’à constater le retard le soir.

Ces usages sont ceux qui se diffusent le plus vite dans les fonctions support. La formation IA pour les fonctions administratives les travaille sur vos propres documents.

Catégorie 3

Prompts pour les réunions et le management.

11. Préparer une réunion

À quoi ça sert : arriver avec une intention précise et les objections anticipées, au lieu d’un sujet vague.

Aide-moi à préparer une réunion.

Sujet : [SUJET]
Participants et fonctions : [LISTE]
Durée : [DURÉE]
Décision attendue en sortie : [DÉCISION]
Éléments dont je dispose : [DONNÉES, DOCUMENTS, CHIFFRES]

Produis :
1. L'objectif de la réunion en une phrase.
2. Les trois questions qui doivent absolument être tranchées.
3. Les objections probables selon la fonction de chaque participant, avec un élément de réponse fondé uniquement sur les éléments que je t'ai donnés.
4. Ce qu'il me manque pour tenir la réunion dans de bonnes conditions.

Les objections sont des hypothèses : signale-les comme telles.

À personnaliser : [SUJET], [LISTE], [DÉCISION], [DONNÉES]. Conseil : précisez la fonction de chaque participant, pas seulement son nom : c’est ce qui rend les objections anticipées pertinentes.

12. Créer un ordre du jour

À quoi ça sert : obtenir un ordre du jour minuté et envoyable, avec un temps affecté à chaque point.

Rédige un ordre du jour.

Réunion : [INTITULÉ]
Durée totale : [DURÉE]
Participants : [LISTE]
Points à traiter, en vrac : [LISTE]
Points qui doivent aboutir à une décision : [LESQUELS]

Format : tableau avec horaire de début, durée, point, type (information, discussion, décision), pilote, document à lire avant.

Contraintes : ordonne les points de décision en première moitié, prévois cinq minutes de conclusion pour récapituler les actions, et signale si la somme des durées dépasse le temps disponible.

À personnaliser : [INTITULÉ], [DURÉE], [LISTE], [LESQUELS]. Conseil : la colonne « type » réduit à elle seule la durée des réunions, en évitant de discuter ce qui ne demandait qu’une information.

13. Transformer une transcription en compte rendu

À quoi ça sert : tirer d’une transcription brute un relevé de décisions fiable, sans que l’outil comble les passages inaudibles.

Voici la transcription d'une réunion.

[COLLER LA TRANSCRIPTION]

Produis un compte rendu structuré : objet, participants cités, sujets traités, décisions, actions (tableau action / responsable / échéance), désaccords non tranchés.

Règles strictes :
- Une décision n'est retenue que si elle est explicitement formulée dans la transcription. Cite entre guillemets le passage correspondant.
- Ce qui est suggéré sans être validé va dans une rubrique « pistes évoquées ».
- Les passages inaudibles ou incohérents sont signalés, jamais reconstitués.
- Supprime les digressions et les propos hors sujet.

À personnaliser : la transcription. Conseil : la citation entre guillemets de chaque décision est ce qui rend le compte rendu opposable en cas de contestation.

14. Préparer un entretien avec un collaborateur

À quoi ça sert : structurer un entretien délicat autour de faits observés, sans laisser l’outil porter un jugement sur la personne.

Aide-moi à préparer un entretien avec un collaborateur.

Objet de l'entretien : [SUJET]
Faits observés, datés et vérifiables : [FAITS]
Ce que j'attends après l'entretien : [OBJECTIF]
Moyens que je peux proposer : [FORMATION, RÉORGANISATION, ACCOMPAGNEMENT]

Produis : une trame en quatre temps (ouverture, exposé des faits, écoute, plan d'action), les formulations à utiliser pour décrire chaque fait sans jugement de personne, trois questions ouvertes, et les formulations à éviter.

Ne qualifie jamais la personne ni ses intentions. Ne produis aucune évaluation, aucune notation et aucune recommandation de sanction. Tiens-t'en aux faits que je t'ai donnés.

À personnaliser : [SUJET], [FAITS], [OBJECTIF]. Conseil : n’utilisez ni nom ni élément identifiant. L’évaluation d’une personne reste une décision humaine, l’outil ne prépare que votre conduite d’entretien.

15. Construire un plan d’action après une réunion

À quoi ça sert : convertir des décisions en tâches datées, avec les dépendances et les risques identifiés.

À partir des décisions ci-dessous, construis un plan d'action.

Décisions prises : [LISTE]
Ressources disponibles : [PERSONNES, TEMPS, BUDGET CONNU]
Échéance globale : [DATE]

Produis un tableau : action, résultat attendu, responsable, échéance, dépendance avec une autre action, risque principal.

Ajoute ensuite : les actions qui ne peuvent pas démarrer tant qu'une autre n'est pas terminée, et les décisions qui ne se traduisent par aucune action concrète, ce qui signale généralement une décision incomplète.

N'invente ni responsable ni date : écris « à attribuer ».

À personnaliser : [LISTE], [RESSOURCES], [DATE]. Conseil : la dernière demande est la plus révélatrice : une décision sans action est une décision qui n’a pas été prise.

Ces usages sont au programme de la formation IA pour managers, avec un travail sur la bibliothèque de consignes partagée par l’équipe.

Catégorie 4

Prompts ChatGPT pour le marketing.

16. Construire un plan marketing

À quoi ça sert : obtenir une trame de plan qui sépare ce que vous savez de ce que l’outil suppose.

Tu es consultant marketing. Aide-moi à bâtir un plan marketing.

Entreprise : [ENTREPRISE, SECTEUR, TAILLE]
Offre : [PRODUIT OU SERVICE]
Cibles connues : [SEGMENTS]
Canaux déjà utilisés et résultats constatés : [DONNÉES]
Objectif sur [PÉRIODE] : [OBJECTIF CHIFFRÉ]
Moyens : [BUDGET, ÉQUIPE]

Structure : diagnostic, priorités, actions par canal, calendrier, indicateurs de suivi.

Pour chaque élément, indique clairement s'il s'agit d'un FAIT (tiré de ce que je t'ai fourni), d'une HYPOTHÈSE (que tu formules) ou d'une RECOMMANDATION. N'invente aucun chiffre de marché ni aucune statistique.

À personnaliser : [ENTREPRISE], [PRODUIT], [SEGMENTS], [DONNÉES], [OBJECTIF]. Conseil : le marquage fait, hypothèse, recommandation est à conserver dans tous vos prompts de stratégie ; c’est ce qui rend le document discutable en comité.

17. Identifier des personas

À quoi ça sert : structurer ce que vous savez de vos clients, et repérer ce qu’il faudrait aller vérifier.

À partir des éléments suivants, construis [NOMBRE] personas.

Ce que je sais de mes clients actuels : [DONNÉES, VERBATIMS, TYPOLOGIES]
Offre concernée : [PRODUIT]
Usage prévu : [CAMPAGNE, SITE, ARGUMENTAIRE]

Pour chaque persona : fonction, contexte de travail, problème qu'il cherche à résoudre, déclencheur d'achat, freins, où il s'informe, formulation qu'il utiliserait lui-même pour décrire son problème.

Sépare pour chaque persona ce qui vient de mes données et ce que tu supposes. Termine par les cinq questions à poser à de vrais clients pour valider ces hypothèses.

À personnaliser : [NOMBRE], [DONNÉES], [PRODUIT]. Conseil : la dernière demande transforme un livrable décoratif en outil de travail : ces cinq questions se posent en trois appels clients.

18. Trouver des idées de campagnes

À quoi ça sert : sortir de la première idée évidente en imposant des contraintes de diversité.

Propose 10 idées de campagnes marketing.

Contexte : [ENTREPRISE, OFFRE, CIBLE]
Objectif : [NOTORIÉTÉ, LEADS, FIDÉLISATION]
Budget indicatif : [BUDGET]
Ce qui a déjà été testé : [HISTORIQUE ET RÉSULTATS]
Ce qui est exclu : [CONTRAINTES, IMAGE, RÉGLEMENTATION]

Contraintes de diversité : au moins trois idées réalisables sans budget média, deux qui exploitent des contenus existants, deux qui s'appuient sur des clients actuels.

Pour chaque idée : le principe en deux lignes, l'effort de mise en oeuvre, le premier indicateur à regarder, et le risque principal. Classe-les ensuite de la plus au moins réaliste compte tenu de mes moyens.

À personnaliser : [ENTREPRISE], [OBJECTIF], [BUDGET], [HISTORIQUE]. Conseil : renseignez ce qui a déjà été testé, sinon vous recevrez exactement ce que vous avez déjà fait.

19. Analyser une proposition de valeur

À quoi ça sert : faire relire votre promesse par un oeil qui ne connaît pas votre métier, et repérer ce qui ne veut rien dire.

Analyse la proposition de valeur suivante.

Texte actuel : [COLLER LE TEXTE]
Cible : [PUBLIC]
Concurrents connus et leur promesse : [SI DISPONIBLE]

Produis :
1. Ce que la cible comprend réellement à la première lecture.
2. Les affirmations non vérifiables ou interchangeables avec n'importe quel concurrent.
3. Les bénéfices implicites qui gagneraient à être explicités.
4. Trois reformulations : une centrée sur le problème du client, une sur le résultat obtenu, une sur la différence avec les alternatives.

Ne m'invente pas d'avantage concurrentiel : travaille uniquement à partir du texte fourni, et dis-moi ce qu'il faudrait vérifier.

À personnaliser : le texte, [PUBLIC]. Conseil : le point 2 est le plus utile : si votre promesse peut être signée par un concurrent, elle ne dit rien.

20. Créer un calendrier éditorial

À quoi ça sert : passer d’une liste de sujets à un planning tenable, calé sur vos moyens réels de production.

Construis un calendrier éditorial sur [DURÉE].

Cibles : [PUBLIC]
Canaux et fréquence tenable : [CANAUX, RYTHME]
Thèmes prioritaires : [THÈMES]
Temps réellement disponible pour produire : [HEURES PAR SEMAINE]
Événements de l'année à intégrer : [SALONS, LANCEMENTS, SAISONNALITÉ]

Format : tableau avec date, canal, format, sujet, intention (informer, démontrer, convertir), contenu source réutilisable, temps de production estimé.

Si le volume proposé dépasse le temps disponible que je t'ai indiqué, réduis le calendrier et dis-le, au lieu de le remplir.

À personnaliser : [DURÉE], [PUBLIC], [CANAUX], [HEURES]. Conseil : la colonne « contenu source réutilisable » divise le temps de production : la plupart des publications sont des déclinaisons, pas des créations.

Ces prompts constituent la base de travail de la formation IA marketing, où ils sont appliqués à vos propres offres.

Catégorie 5

Prompts pour la communication et les réseaux sociaux.

21. Rédiger une publication LinkedIn

À quoi ça sert : obtenir un texte qui vous ressemble, sans les tics d’écriture qui trahissent immédiatement une publication générée.

Rédige une publication LinkedIn.

Sujet : [SUJET]
Ce que je veux dire précisément : [MESSAGE]
Faits, exemples ou chiffres dont je dispose : [DONNÉES]
Audience : [PUBLIC]
Ton de marque : [TON, par exemple sobre, direct, pas de slogan]
Longueur : [NOMBRE] mots

Interdits : emojis, hashtags, phrases d'accroche artificielles, questions rhétoriques en ouverture, listes de conseils génériques, mention de mots comme révolution ou incontournable.

Commence par une phrase factuelle qui pose la situation. Termine par une prise de position ou une question réelle. N'invente aucun chiffre ni aucune anecdote.

À personnaliser : [SUJET], [MESSAGE], [DONNÉES], [TON]. Conseil : la liste d’interdits fait plus pour le résultat que la description du ton ; complétez-la avec vos propres tics à bannir.

22. Transformer un article en plusieurs publications

À quoi ça sert : tirer plusieurs semaines de publications d’un contenu déjà produit, sans le répéter mot pour mot.

Voici un article que j'ai publié :
[COLLER L'ARTICLE OU JOINDRE LE FICHIER]

Identifie d'abord les [NOMBRE] idées autonomes qu'il contient, c'est-à-dire celles qui se tiennent sans le reste de l'article.

Pour chacune, rédige une publication de [NOMBRE] mots, avec un angle différent des autres : un constat de terrain, un contre-pied, une méthode, un cas concret, une erreur fréquente.

Ton : [TON]. Interdits : emojis, hashtags, formules d'accroche artificielles.

N'ajoute aucun fait absent de l'article. Indique à la fin les idées de l'article que tu n'as pas exploitées et pourquoi.

À personnaliser : l’article, [NOMBRE], [TON]. Conseil : imposer un angle différent par publication évite la série de textes interchangeables qu’on obtient sans cette contrainte.

23. Adapter un contenu à plusieurs réseaux

À quoi ça sert : respecter les codes de chaque plateforme sans réécrire quatre fois le même message.

Adapte le contenu suivant à plusieurs réseaux.

Contenu d'origine :
[COLLER LE TEXTE]

Réseaux visés et audience sur chacun : [LISTE, par exemple LinkedIn professionnels, Instagram grand public, newsletter clients]
Ton de marque commun : [TON]

Pour chaque réseau : longueur adaptée, niveau de vocabulaire, structure, et ce qui doit être retiré ou ajouté par rapport à l'original.

Le message central et les faits doivent rester identiques partout. Signale si un réseau de la liste ne convient pas à ce contenu plutôt que de produire une version forcée.

À personnaliser : le texte, [LISTE], [TON]. Conseil : précisez l’audience par réseau, pas seulement son nom : la même plateforme n’a pas le même public selon les secteurs.

24. Trouver des angles éditoriaux

À quoi ça sert : échapper au sujet traité de la même façon par tout le secteur.

Sujet : [SUJET]
Secteur : [SECTEUR]
Audience : [PUBLIC]
Ce que mon entreprise sait faire mieux que les autres sur ce sujet : [EXPERTISE RÉELLE]

Propose 12 angles éditoriaux distincts, répartis ainsi : trois qui partent d'un problème concret du lecteur, trois qui contredisent une idée reçue du secteur, trois qui exposent une méthode, trois qui racontent un cas ou un retour d'expérience.

Pour chacun : le titre, la promesse en une ligne, ce qu'il faut avoir comme matière pour l'écrire, et pourquoi il se distingue de ce qui se publie déjà.

Écarte les angles que je ne peux pas traiter avec l'expertise que je t'ai décrite.

À personnaliser : [SUJET], [SECTEUR], [PUBLIC], [EXPERTISE RÉELLE]. Conseil : la colonne « matière nécessaire » évite de retenir un angle brillant que personne dans l’entreprise ne peut documenter.

25. Construire un calendrier de publications

À quoi ça sert : répartir les formats et les intentions sur la durée, au lieu d’alterner au hasard.

Construis un calendrier de publications sur [DURÉE].

Réseaux et rythme tenable : [CANAUX, FRÉQUENCE]
Piliers éditoriaux : [3 À 5 THÈMES]
Contenus déjà disponibles à recycler : [LISTE]
Périodes fortes de mon activité : [PÉRIODES]

Répartition imposée : pas plus d'une publication promotionnelle sur cinq, au moins une publication par pilier et par mois, alternance des formats.

Format : tableau date, canal, pilier, format, intention, source réutilisable, statut.

Termine par les trous du calendrier, c'est-à-dire les périodes où je n'ai pas de matière disponible et où il faudra en produire.

À personnaliser : [DURÉE], [CANAUX], [THÈMES], [LISTE]. Conseil : la règle d’une publication promotionnelle sur cinq est ce qui maintient l’audience ; ajustez le ratio, gardez le principe.

Le travail sur le ton de marque et sur la déclinaison de contenus est au coeur de la formation IA pour la communication.

Catégorie 6

Prompts pour les commerciaux.

Règle commune à ces cinq prompts : l’outil ne connaît pas votre prospect. Tout ce qui n’est pas dans votre saisie est une hypothèse, et doit être présenté comme telle.

26. Préparer un rendez-vous commercial

À quoi ça sert : arriver avec une structure d’entretien et une liste de vérifications, plutôt qu’avec un argumentaire récité.

Aide-moi à préparer un rendez-vous commercial.

CE QUE JE SAIS (informations vérifiées) : [SECTEUR, TAILLE, INTERLOCUTEUR, HISTORIQUE, ORIGINE DU CONTACT]
MON OFFRE : [PRODUIT OU SERVICE, PRIX INDICATIF]
OBJECTIF DU RENDEZ-VOUS : [OBJECTIF]

Produis trois blocs séparés :
1. CE QUI DÉCOULE DE MES INFORMATIONS : ce que l'on peut déduire raisonnablement.
2. HYPOTHÈSES : ce que tu supposes, clairement identifié comme non vérifié.
3. À RECHERCHER AVANT LE RENDEZ-VOUS : les informations qui changeraient ma préparation.

Termine par un déroulé d'entretien en cinq étapes avec le temps à y consacrer.

N'invente aucune information sur cette entreprise ni sur cette personne.

À personnaliser : [CE QUE JE SAIS], [OFFRE], [OBJECTIF]. Conseil : le bloc 3 est le plus rentable : il vous dit quoi chercher en dix minutes avant le rendez-vous.

27. Identifier les besoins potentiels d’un prospect

À quoi ça sert : élargir votre lecture d’un dossier en listant des besoins plausibles à vérifier, pas à affirmer.

À partir des seules informations ci-dessous, identifie les besoins possibles de ce prospect.

Informations connues : [SECTEUR, TAILLE, ORGANISATION, OUTILS, PROJETS ÉVOQUÉS, CONTRAINTES]
Ce que je vends : [OFFRE]

Pour chaque besoin : le signal dans mes informations qui le suggère, le niveau de certitude (probable / possible / spéculatif), la question à poser pour le confirmer, et ce que mon offre apporte s'il est confirmé.

Élimine les besoins que rien dans mes informations ne suggère. Il vaut mieux trois besoins fondés que dix génériques.

À personnaliser : [INFORMATIONS CONNUES], [OFFRE]. Conseil : exiger le signal d’origine élimine d’un coup les besoins inventés par ressemblance avec d’autres entreprises du secteur.

28. Préparer des questions de découverte

À quoi ça sert : obtenir des questions qui font parler, classées par moment de l’entretien.

Prépare une trame de questions de découverte.

Contexte du prospect : [CE QUE JE SAIS]
Mon offre : [OFFRE]
Durée de l'entretien : [DURÉE]

Organise les questions en quatre temps : situation actuelle, difficultés rencontrées, conséquences de ces difficultés, critères de décision et processus interne.

Contraintes : questions ouvertes uniquement, aucune question dont la réponse figure déjà dans mes informations, aucune question orientée vers mon offre dans les deux premiers temps.

Ajoute pour chaque temps la relance à utiliser si la réponse reste vague.

À personnaliser : [CE QUE JE SAIS], [OFFRE], [DURÉE]. Conseil : les relances valent souvent plus que les questions elles-mêmes ; c’est là que se trouve l’information utile.

29. Répondre aux objections commerciales

À quoi ça sert : préparer des réponses fondées sur vos preuves réelles, pas sur des arguments passe-partout.

Objections que je rencontre : [LISTE DES OBJECTIONS, DANS LES MOTS DES CLIENTS]
Mon offre : [OFFRE]
Preuves dont je dispose réellement : [RÉFÉRENCES, CHIFFRES, GARANTIES, CERTIFICATIONS]
Ce que je ne peux pas promettre : [LIMITES]

Pour chaque objection : ce qu'elle exprime probablement en réalité, la question à poser pour la clarifier, une réponse en trois phrases qui s'appuie uniquement sur mes preuves, et le cas où il vaut mieux reconnaître la limite que d'argumenter.

N'invente ni chiffre, ni référence client, ni garantie. Si une objection ne peut pas être traitée avec mes preuves, dis-le.

À personnaliser : [OBJECTIONS], [PREUVES], [LIMITES]. Conseil : renseigner « ce que je ne peux pas promettre » évite les réponses qui vous engagent au-delà du réel.

30. Rédiger un email de suivi après rendez-vous

À quoi ça sert : envoyer dans l’heure un compte rendu qui engage la suite, à partir de vos notes.

Rédige l'email de suivi d'un rendez-vous commercial.

Mes notes du rendez-vous : [NOTES]
Ce qui a été dit par le client et que je veux reprendre : [VERBATIMS]
Engagements pris de part et d'autre : [ENGAGEMENTS]
Prochaine étape souhaitée : [ÉTAPE ET DATE]

Structure : remerciement bref, reformulation de ce que j'ai compris de leur besoin en trois points, réponse aux questions restées en suspens, engagements avec dates, proposition de prochaine étape avec une date précise.

150 mots maximum. Ne reprends que ce qui figure dans mes notes. Ce qui n'y figure pas ne doit pas apparaître dans l'email.

À personnaliser : [NOTES], [VERBATIMS], [ENGAGEMENTS], [ÉTAPE]. Conseil : la reformulation du besoin en trois points est ce qui fait avancer l’affaire : elle donne au client l’occasion de corriger.

La formation IA pour commerciaux travaille ces prompts sur vos propres dossiers, avec la question de la vérification en fil rouge.

Catégorie 7

Prompts ChatGPT pour les RH.

Précaution valable pour ces cinq prompts : travaillez sur des documents anonymisés. Aucun de ces prompts ne sert à trier des candidatures, à évaluer une personne ni à préparer une décision individuelle sans intervention humaine.

31. Préparer une fiche de poste

À quoi ça sert : passer d’un besoin exprimé oralement par un manager à une fiche de poste lisible et non discriminante.

Rédige une fiche de poste.

Intitulé : [POSTE]
Contexte : [SERVICE, TAILLE, RATTACHEMENT, RAISON DE L'OUVERTURE]
Missions réelles décrites par le manager : [MISSIONS]
Complétences indispensables : [COMPÉTENCES]
Conditions : [LIEU, HORAIRES, DÉPLACEMENTS, TYPE DE CONTRAT]

Structure : contexte, missions par ordre d'importance avec la part de temps estimée, compétences indispensables, compétences appréciées, conditions d'exercice, étapes du recrutement.

Contraintes : formulations neutres du point de vue du genre, de l'âge et de l'origine ; aucune exigence non justifiée par les missions ; pas de superlatif.

Signale toute exigence de ma liste qui n'est pas justifiée par une mission, et toute mission sans compétence associée.

À personnaliser : [POSTE], [MISSIONS], [COMPÉTENCES], [CONDITIONS]. Conseil : la dernière demande sert de garde-fou contre les critères ajoutés par habitude, qui restreignent le vivier sans raison.

32. Construire une grille d’entretien

À quoi ça sert : harmoniser les entretiens entre plusieurs évaluateurs, en s’appuyant sur des situations professionnelles.

Construis une grille d'entretien de recrutement.

Poste : [POSTE ET MISSIONS PRINCIPALES]
Compétences à évaluer : [LISTE]
Durée de l'entretien : [DURÉE]
Nombre d'évaluateurs : [NOMBRE]

Pour chaque compétence : une question de mise en situation professionnelle, les éléments attendus dans une bonne réponse, la relance si la réponse reste théorique.

Contraintes : aucune question sur la vie privée, la santé, la situation familiale, les convictions ou l'origine ; évaluation sur des faits et des exemples vécus, pas sur des traits de personnalité.

Ajoute un rappel en fin de grille : la grille aide à comparer, la décision reste humaine et motivée.

À personnaliser : [POSTE], [LISTE], [DURÉE]. Conseil : une grille commune réduit les écarts entre recruteurs ; elle ne remplace jamais l’appréciation humaine, et le règlement européen sur l’IA classe le tri automatisé de candidatures parmi les usages à haut risque.

33. Préparer un parcours d’intégration

À quoi ça sert : construire les quatre premières semaines d’un nouvel arrivant, avec des points de contrôle.

Construis un parcours d'intégration sur [DURÉE].

Poste : [POSTE]
Équipe et interlocuteurs clés : [FONCTIONS]
Outils à maîtriser : [OUTILS]
Ce que la personne doit être capable de faire seule à la fin : [OBJECTIFS]
Documents internes existants : [LISTE]

Format : tableau par semaine avec objectif de la semaine, rencontres à organiser, documents à lire, mise en pratique, point de contrôle et critère de réussite.

Ajoute les questions à poser à la personne à la fin de chaque semaine, et les signaux qui doivent alerter le manager.

Utilise uniquement les ressources que je t'ai listées. Signale ce qu'il faudrait créer et qui n'existe pas.

À personnaliser : [DURÉE], [POSTE], [OUTILS], [OBJECTIFS]. Conseil : les critères de réussite par semaine transforment un programme d’accueil en parcours évaluable.

34. Créer un plan de développement des compétences

À quoi ça sert : relier des besoins collectifs à des actions de formation, sans nommer personne.

Aide-moi à structurer un plan de développement des compétences.

Effectif par métier : [RÉPARTITION, SANS NOMS]
Évolutions prévues de l'activité : [PROJETS, OUTILS, RÉGLEMENTATION]
Besoins remontés par les managers : [BESOINS]
Contraintes : [BUDGET, DISPONIBILITÉ, PÉRIODES CREUSES]

Produis un tableau : compétence à développer, métiers concernés, effectif estimé, priorité, type d'action (formation, tutorat interne, documentation), période envisageable, indicateur de réussite.

Classe ensuite par priorité en expliquant chaque arbitrage. Travaille uniquement au niveau des métiers et des équipes, jamais au niveau des personnes.

À personnaliser : [RÉPARTITION], [PROJETS], [BESOINS], [CONTRAINTES]. Conseil : raisonner par métier plutôt que par personne évite de constituer un traitement de données individuelles dans un outil grand public.

35. Clarifier une communication interne complexe

À quoi ça sert : rendre compréhensible un texte RH technique sans en modifier la portée juridique.

Transforme le document suivant en communication interne claire.

Document d'origine :
[COLLER LE TEXTE]

Destinataires : [QUI, NIVEAU DE FAMILIARITÉ AVEC LE SUJET]
Canal : [NOTE, INTRANET, RÉUNION]
Ce qui doit absolument être compris : [POINTS CLÉS]

Produis : un message principal en trois phrases, ce que cela change concrètement pour le destinataire, les dates à retenir, les cinq questions que les salariés vont poser avec leur réponse, et où s'adresser.

Contrainte : ne modifie ni ne simplifie les termes qui ont une portée juridique ou contractuelle ; conserve-les tels quels et explique-les à côté. Signale tout passage du document d'origine qui te paraît ambigu.

À personnaliser : le texte, [DESTINATAIRES], [POINTS CLÉS]. Conseil : la liste des cinq questions anticipées évite la vague de sollicitations qui suit généralement ce type d’annonce.

Ces usages, et le cadre juridique qui les entoure, sont traités dans la formation IA pour les RH et dans la formation IA pour le recrutement.

Catégorie 8

Prompts pour le SEO et la création de contenu.

Un assistant conversationnel ne remplace pas un outil SEO. Il ne connaît ni vos volumes de recherche, ni votre position, ni votre trafic. Chacun de ces prompts lui interdit explicitement d’en produire.

36. Construire un plan d’article SEO

À quoi ça sert : obtenir une structure complète fondée sur les questions du lecteur, pas sur un remplissage de mots-clés.

Construis le plan d'un article de blog.

Requête principale : [MOT-CLÉ]
Requêtes secondaires que j'ai relevées dans mes outils : [LISTE]
Lecteur cible et son niveau : [PUBLIC]
Ce que mon entreprise peut dire que d'autres ne peuvent pas : [EXPERTISE]
Longueur visée : [NOMBRE] mots

Produis : le titre H1, le plan en H2 et H3 avec pour chaque section ce qu'elle doit répondre et sa longueur indicative, les questions auxquelles l'article doit répondre explicitement, et les sections qui nécessitent une source extérieure.

N'invente aucun volume de recherche, aucun niveau de difficulté, aucune estimation de trafic ni aucune position. Si tu supposes une intention de recherche, dis que c'est une hypothèse à vérifier dans les résultats réels.

À personnaliser : [MOT-CLÉ], [LISTE], [PUBLIC], [EXPERTISE]. Conseil : fournissez vos propres requêtes secondaires, issues de vos outils : c’est la seule donnée fiable de l’équation.

37. Analyser une intention de recherche

À quoi ça sert : comprendre ce que cherche vraiment celui qui tape une requête, et quel format de page y répond.

Analyse l'intention de recherche derrière la requête : [REQUÊTE]

Contexte de mon activité : [SECTEUR, OFFRE]
Ce que j'observe dans les résultats actuels : [TYPES DE PAGES, TITRES RELEVÉS]

Produis :
1. Les intentions possibles derrière cette requête, classées de la plus à la moins probable, avec le raisonnement.
2. Ce que le lecteur veut pouvoir faire après avoir lu.
3. Le format de page le plus adapté : guide, comparatif, page de service, définition, tutoriel.
4. Les questions qu'il se pose avant et après celle-ci.
5. Les requêtes proches qui relèvent d'une autre intention et méritent une page distincte.

Ton analyse est sémantique : elle ne remplace pas la lecture des résultats réels. Signale ce qui reste à vérifier.

À personnaliser : [REQUÊTE], [SECTEUR], [TYPES DE PAGES]. Conseil : le point 5 prévient la cannibalisation, qui est l’erreur la plus coûteuse quand on produit beaucoup de contenu.

38. Créer un cluster sémantique

À quoi ça sert : organiser un ensemble de contenus autour d’une page pilier, avec le maillage interne associé.

Construis un cluster de contenus autour du sujet : [SUJET PILIER]

Requêtes dont je dispose : [LISTE ISSUE DE MES OUTILS]
Pages que j'ai déjà publiées sur ce thème : [URL ET TITRES]
Offre à laquelle ce cluster doit conduire : [OFFRE]

Produis :
1. Le périmètre de la page pilier, et ce qu'elle ne doit pas traiter en profondeur.
2. Les articles satellites, avec pour chacun la requête visée, l'angle et ce qui le distingue de la page pilier.
3. Le maillage : quel article renvoie vers quel autre, et avec quelle ancre.
4. Les risques de cannibalisation entre mes pages existantes et les nouvelles.

Travaille sur la sémantique et les intentions. N'invente aucune donnée chiffrée de volume ou de concurrence.

À personnaliser : [SUJET PILIER], [LISTE], [URL], [OFFRE]. Conseil : donnez vos pages existantes : sans elles, le cluster proposé entrera en concurrence avec ce que vous avez déjà publié.

39. Améliorer un contenu existant

À quoi ça sert : obtenir une liste de corrections hiérarchisée plutôt qu’une réécriture complète qui vous fera tout perdre.

Voici un contenu déjà publié :
[COLLER LE TEXTE]

Requête visée : [MOT-CLÉ]
Problème constaté : [PAR EXEMPLE : PEU DE TRAFIC, FORT TAUX DE REBOND, PAS DE CONVERSION]
Données dont je dispose : [CE QUE DISENT MES OUTILS]

Produis une liste de corrections classées par impact attendu, avec pour chacune : le problème précis dans le texte, la correction à apporter, l'effort estimé.

Examine notamment : les questions du lecteur restées sans réponse, les passages trop généraux, la structure des titres, l'absence de preuves, l'écart entre la promesse du titre et le contenu.

Ne réécris pas l'article. Ne fonde aucune recommandation sur des données chiffrées que je ne t'ai pas fournies.

À personnaliser : le texte, [MOT-CLÉ], [PROBLÈME], [DONNÉES]. Conseil : demander des corrections plutôt qu’une réécriture conserve ce qui marchait déjà dans la page.

40. Transformer un sujet en calendrier éditorial

À quoi ça sert : étaler la production d’un thème sur plusieurs mois, en commençant par les contenus les plus accessibles.

À partir du thème [THÈME], construis un calendrier éditorial de [DURÉE].

Requêtes identifiées : [LISTE]
Capacité de production : [NOMBRE] articles par mois
Expertise interne mobilisable : [QUI PEUT RELIRE OU FOURNIR DE LA MATIÈRE]
Contenus existants : [LISTE]

Format : tableau avec mois, titre provisoire, requête visée, intention, format, source de matière interne, relecteur, lien vers quelle page du site.

Ordonne la production ainsi : d'abord les contenus dont la matière existe déjà en interne, ensuite les contenus qui demandent une production originale.

Signale les sujets pour lesquels je n'ai indiqué aucune expertise mobilisable.

À personnaliser : [THÈME], [LISTE], [NOMBRE], [CONTENUS EXISTANTS]. Conseil : commencer par ce qui existe déjà en interne est ce qui permet de tenir un calendrier au-delà du deuxième mois.

La visibilité sur les moteurs classiques et sur les moteurs génératifs fait l’objet de la formation SEO, GEO et IA.

Catégorie 9

Prompts pour l’analyse et les données.

Règle commune : un chiffre qui compte se calcule dans un tableur, pas dans une conversation. Ces prompts servent à lire, commenter et vérifier des données, pas à les produire.

41. Analyser un tableau

À quoi ça sert : obtenir une lecture structurée d’un export, en distinguant ce qui est constaté de ce qui est interprété.

Analyse le tableau fourni.

Ce que représentent les données : [DESCRIPTION, PÉRIODE, UNITÉS, MODE DE COLLECTE]
Question à laquelle je cherche une réponse : [QUESTION]

Produis trois sections nettement séparées :
CONSTATS : uniquement ce que montrent les données, chiffres à l'appui.
INTERPRÉTATIONS : les explications possibles, présentées comme telles.
À VÉRIFIER : les points qui demandent une donnée supplémentaire ou un contrôle.

Règles : n'invente aucune valeur, ne complète aucune cellule vide, ne fais aucune projection. Si un calcul est nécessaire, effectue-le explicitement et montre l'opération pour que je puisse la refaire.

Signale les limites de l'échantillon : effectif faible, période courte, valeurs aberrantes.

À personnaliser : [DESCRIPTION], [QUESTION]. Conseil : précisez le mode de collecte : la plupart des faux constats viennent d’une donnée mal comprise, pas d’un mauvais calcul.

42. Identifier des tendances

À quoi ça sert : repérer des évolutions dans une série, sans confondre variation normale et tendance.

Voici une série de données sur [PÉRIODE] : [DONNÉES OU FICHIER JOINT]

Contexte connu pouvant expliquer des variations : [SAISONNALITÉ, ÉVÉNEMENTS, CHANGEMENTS INTERNES]

Identifie les évolutions significatives. Pour chacune : la période concernée, l'ampleur chiffrée, et si elle dépasse ou non la variation habituelle observée sur la série.

Distingue nettement : évolution observée, explication possible, simple fluctuation.

N'extrapole pas au-delà de la période fournie et ne propose aucune prévision. Si la série est trop courte pour conclure, dis-le plutôt que de décrire une tendance.

À personnaliser : [PÉRIODE], [DONNÉES], [CONTEXTE]. Conseil : fournir le contexte connu évite de découvrir une « tendance » qui n’est que la fermeture annuelle.

43. Expliquer des données à un non-spécialiste

À quoi ça sert : préparer la prise de parole qui accompagne un tableau, pour un public qui ne lira pas le détail.

Explique les données suivantes à un public non spécialiste.

Données : [TABLEAU OU RÉSULTATS]
Public : [QUI, CE QUI L'INTÉRESSE, CE QU'IL DÉCIDE]
Temps de parole : [DURÉE]

Produis : le message principal en une phrase, trois points d'appui avec le chiffre correspondant, une analogie simple pour l'ordre de grandeur le plus important, et les trois questions que ce public posera avec leur réponse.

Contraintes : pas de jargon statistique, pas de pourcentage sans valeur absolue à côté, pas d'affirmation de causalité si les données ne montrent qu'une corrélation.

Utilise uniquement les chiffres fournis.

À personnaliser : [DONNÉES], [PUBLIC], [DURÉE]. Conseil : la règle « pas de pourcentage sans valeur absolue » évite les conclusions spectaculaires tirées de petits effectifs.

44. Construire un rapport à partir de données

À quoi ça sert : produire la trame et le commentaire d’un rapport récurrent, à partir de chiffres que vous avez calculés ailleurs.

Rédige un rapport à partir des données suivantes.

Données : [CHIFFRES DÉJÀ CALCULÉS]
Période et période de comparaison : [PÉRIODES]
Destinataire et décision attendue : [QUI, QUELLE DÉCISION]
Faits de contexte connus : [ÉVÉNEMENTS DE LA PÉRIODE]

Structure : synthèse en cinq lignes, résultats par indicateur avec l'écart par rapport à la période de comparaison, écarts significatifs et explications possibles, points de vigilance, recommandations.

Sépare ce qui est mesuré de ce qui est interprété. Ne recalcule pas mes chiffres et ne les arrondis pas. Si une donnée manque pour un indicateur annoncé, écris « donnée non fournie ».

À personnaliser : [CHIFFRES], [PÉRIODES], [DESTINATAIRE], [CONTEXTE]. Conseil : faites calculer par le tableur, faites commenter par l’assistant : c’est la répartition qui donne les rapports fiables.

45. Identifier les anomalies à vérifier

À quoi ça sert : faire relire un fichier avant diffusion, pour repérer ce qui cloche sans corriger à votre place.

Passe en revue le fichier fourni et signale ce qui mérite une vérification.

Nature des données : [DESCRIPTION]
Règles métier connues : [PAR EXEMPLE : UN MONTANT NE PEUT PAS ÊTRE NÉGATIF, UNE DATE DE FIN SUIT LA DATE DE DÉBUT]

Recherche : valeurs manquantes, doublons apparents, incohérences de format, unités mélangées, valeurs hors des bornes attendues, ruptures inexpliquées dans une série, violations de mes règles métier.

Format : tableau avec localisation précise (ligne, colonne), nature du problème, gravité, vérification à effectuer.

Ne corrige rien et ne supprime rien. Ton rôle est de signaler, le mien de trancher.

À personnaliser : [DESCRIPTION], [RÈGLES MÉTIER]. Conseil : formulez vos règles métier explicitement : ce sont elles qui détectent les vraies anomalies, pas la statistique générale.

Pour le reporting et le commentaire de chiffres, voir la formation IA pour la finance et le contrôle de gestion ; pour l’exploitation d’un corpus documentaire, la formation NotebookLM.

Catégorie 10

Prompts avancés : automatisation et agents IA.

Ces cinq prompts ne produisent pas de contenu : ils vous font écrire la spécification qui manque à la plupart des projets d’automatisation.

46. Identifier les tâches automatisables

À quoi ça sert : trier une liste de tâches selon quatre critères objectifs, avant d’ouvrir le moindre outil.

Voici les tâches récurrentes de mon équipe :
[LISTE AVEC FRÉQUENCE ET DURÉE ESTIMÉE]

Contexte : [SECTEUR, TAILLE, OUTILS UTILISÉS]

Évalue chaque tâche sur quatre critères : fréquence, stabilité de la règle de traitement, possibilité de vérifier le résultat d'un coup d'oeil, réversibilité d'une erreur.

Format : tableau avec tâche, note sur chaque critère, gain annuel estimé en heures à partir des durées que je t'ai données, effort de mise en oeuvre, verdict (automatiser maintenant, plus tard, jamais).

Justifie chaque « jamais ». N'invente pas de durée ni de fréquence que je ne t'ai pas fournie.

À personnaliser : [LISTE], [CONTEXTE]. Conseil : la colonne « réversibilité » élimine d’emblée les automatisations qui envoient un message à un client sans validation.

47. Cartographier un processus métier

À quoi ça sert : écrire noir sur blanc un processus que personne n’a jamais formalisé, avec ses exceptions.

Aide-moi à cartographier un processus.

Processus : [NOM]
Déclencheur : [CE QUI LE DÉMARRE]
Résultat attendu : [CE QUI EN SORT]
Déroulé tel que je le décris : [ÉTAPES, MÊME EN DÉSORDRE]
Personnes et outils impliqués : [QUI, QUOI]

Produis un tableau : numéro d'étape, acteur, action, entrée, sortie, outil, durée, décision à prendre, cas particuliers connus.

Puis pose-moi les questions nécessaires sur les points que ma description laisse dans le flou, en particulier : que se passe-t-il quand une information manque, qui arbitre en cas d'exception, et où le processus s'interrompt le plus souvent.

Ne complète aucune étape par déduction.

À personnaliser : [NOM], [DÉCLENCHEUR], [ÉTAPES], [QUI, QUOI]. Conseil : répondez aux questions posées, puis relancez le prompt avec vos réponses : c’est en deux passes que la carte devient utilisable.

48. Concevoir un workflow IA

À quoi ça sert : déterminer où placer l’IA dans une chaîne, et surtout où ne pas la placer.

À partir du processus décrit ci-dessous, conçois un scénario d'automatisation.

Processus : [CARTOGRAPHIE OU DESCRIPTION]
Volume : [NOMBRE D'OCCURRENCES PAR SEMAINE]
Outils dont je dispose : [LISTE]
Niveau de risque acceptable : [FAIBLE, MOYEN]

Produis :
1. Le scénario étape par étape : déclencheur, traitements, écriture dans les outils.
2. Pour chaque étape, ce qui doit rester déterministe (règle, calcul, filtre) et ce qui relève du modèle de langage (lecture de texte libre, qualification, résumé).
3. Les points de validation humaine, avec le critère qui déclenche le passage en file de vérification.
4. Les cas d'erreur prévisibles et le comportement attendu pour chacun.
5. Ce qu'il faut mesurer pour savoir si le scénario fonctionne.

Justifie chaque étape confiée au modèle : si une règle simple suffit, préfère la règle.

À personnaliser : [PROCESSUS], [VOLUME], [OUTILS], [RISQUE]. Conseil : la dernière consigne évite l’erreur la plus fréquente, qui consiste à confier à un modèle ce qu’un filtre traitait mieux et gratuitement.

49. Définir les missions d’un agent IA

À quoi ça sert : délimiter ce qu’un agent a le droit de faire, avant qu’il ne le fasse.

Je souhaite mettre en place un agent IA pour : [OBJECTIF]

Contexte : [SERVICE, VOLUME, OUTILS, DONNÉES ACCESSIBLES]

Rédige sa fiche de mission : objectif unique en une phrase, périmètre d'intervention, actions autorisées, actions formellement interdites, données auxquelles il accède en lecture, données qu'il peut modifier, seuils au-delà desquels il doit s'arrêter et demander une validation, format de compte rendu de chaque exécution, conduite à tenir en cas d'échec ou d'information manquante.

Ajoute la liste des situations où cet agent ne doit pas être utilisé, et les indicateurs qui montreraient qu'il dérive.

Sois restrictif : tout ce qui n'est pas explicitement autorisé doit être interdit.

À personnaliser : [OBJECTIF], [CONTEXTE]. Conseil : la règle « tout ce qui n’est pas autorisé est interdit » est ce qui distingue un agent exploitable d’un agent qu’on finit par débrancher.

50. Rédiger le cahier des charges d’une automatisation

À quoi ça sert : disposer d’un document que vous pouvez remettre à un prestataire ou à votre informatique, et sur lequel comparer des devis.

Rédige le cahier des charges de l'automatisation suivante.

Besoin : [CE QUE JE VEUX OBTENIR]
Processus actuel : [DÉROULÉ]
Volume et saisonnalité : [CHIFFRES]
Outils en place : [LISTE]
Contraintes : [SÉCURITÉ, DONNÉES PERSONNELLES, BUDGET, DÉLAI]

Structure : contexte et objectif, périmètre inclus et exclu, description fonctionnelle étape par étape, données manipulées et leur sensibilité, règles de gestion, points de validation humaine, gestion des erreurs, indicateurs de réussite, conditions de recette, hypothèses retenues.

Termine par la liste des questions à trancher avant de lancer les travaux, et par les éléments qu'un prestataire devra chiffrer séparément.

N'invente aucune contrainte technique que je ne t'ai pas donnée : mets-la en hypothèse.

À personnaliser : [BESOIN], [DÉROULÉ], [CHIFFRES], [CONTRAINTES]. Conseil : la liste des éléments à chiffrer séparément est ce qui rend deux devis comparables.

Ces cinq prompts préparent le travail conduit dans la formation automatisation IA et, pour les processus qui décident eux-mêmes de leurs étapes, dans la formation agents IA. Le déroulé complet d’un cas figure dans notre article sur l’automatisation d’une tâche de bout en bout.

Les techniques

Cinq techniques pour obtenir de meilleures réponses.

1. Donner assez de contexte

Avant : « Écris une annonce pour un poste de comptable. » Après : « Écris une annonce pour un poste de comptable unique dans une PME de 25 personnes, rattaché au dirigeant, avec la paie à traiter en interne et un logiciel à changer dans l’année. » La seconde version produit une annonce qui décrit un vrai poste ; la première produit un texte interchangeable.

2. Fournir un exemple du résultat attendu

C’est la technique la plus rentable et la moins utilisée. Collez un document que vous avez déjà produit et écrivez : « voici le style, la structure et le niveau de détail attendus, produis l’équivalent pour [NOUVEAU SUJET] ». Deux exemples valent mieux qu’un, parce qu’ils montrent ce qui varie et ce qui reste fixe.

3. Imposer un format de sortie

Avant : « Analyse ces retours clients. » Après : « Analyse ces retours clients et rends un tableau : thème, nombre de mentions, verbatim représentatif, gravité, action possible. Une ligne par thème, trié par nombre de mentions. » Le format n’est pas une coquetterie de présentation : il oblige le modèle à structurer son analyse, et il vous permet de repérer une case vide.

4. Demander une première version, puis itérer

Une tâche complexe en un seul prompt donne un résultat moyen partout. Découpez : d’abord le plan, que vous validez ; ensuite la rédaction section par section ; enfin la relecture selon vos critères. Formulez vos corrections en termes de règle plutôt que de retouche : « supprime toutes les phrases qui commencent par une question » vaut mieux que « change la première phrase ».

5. Faire identifier les informations manquantes

Ajoutez systématiquement : « avant de répondre, dis-moi ce qui te manque pour bien faire. » Vous transformez un outil qui devine en un outil qui demande. Sur les tâches un peu engageantes, cette seule phrase supprime la moitié des allers-retours, et vous apprend au passage quelles informations comptent vraiment.

Mise au point

Pourquoi éviter les « prompts magiques ».

Aucune formule ne garantit une bonne réponse. L’efficacité d’un prompt dépend du contexte, de la tâche, des informations que vous fournissez, du résultat attendu et du modèle utilisé. Les mêmes mots donnent des résultats différents sur deux dossiers, et un prompt qui marchait très bien peut moins bien marcher après une mise à jour du modèle.

La longueur n’est pas un gage de qualité. Un prompt de deux pages qui empile les injonctions contradictoires, les personas empilés et les promesses de récompense produit souvent moins bien qu’une instruction de six lignes précise et cohérente. Ce qui compte n’est pas le volume mais la densité d’informations utiles : chaque ligne doit lever une ambiguïté.

Les cinquante prompts de cet article sont des points de départ à adapter, pas des formules à réciter. Le bon réflexe est de les tester sur trois cas réels, de noter ce qui manque, puis de les réécrire dans vos mots. C’est cette version-là que vous garderez.

Les erreurs

Les erreurs les plus fréquentes avec les prompts.

  • Une demande trop vague. « Améliore ce texte » ne dit pas dans quel sens : plus court, plus clair, plus direct, plus formel ?
  • L’absence de contexte. C’est le manque qui coûte le plus cher, et le plus rapide à combler.
  • Un objectif mal défini. Le modèle ne sait pas à quoi servira le résultat, donc il vise un usage moyen.
  • L’absence de données. Demander une analyse sans fournir les chiffres revient à commander une invention.
  • Des instructions contradictoires. « Sois exhaustif en 100 mots » : l’une des deux consignes sera sacrifiée, et pas forcément celle que vous croyez.
  • Une tâche trop grosse en une fois. Découper produit un meilleur résultat et permet de corriger en cours de route.
  • Une confiance excessive. Une réponse bien rédigée n’est pas une réponse vérifiée.
  • Aucune vérification. Toute référence, tout chiffre et toute citation se contrôlent à la source.
  • Des données confidentielles déposées sans précaution. Voir la section suivante.
  • Un prompt trouvé sur internet utilisé tel quel. Sans vos variables et votre contexte, il produit le résultat de quelqu’un d’autre.

Confidentialité

Peut-on utiliser ChatGPT avec des données professionnelles ?

La réponse dépend du service utilisé, du type de compte, des réglages, des engagements contractuels, de la nature des données et des règles internes de votre entreprise. Aucune réponse globale n’est exacte.

Un point structurant : le traitement des contenus n’est pas le même selon le type de compte. Pour les services individuels, OpenAI indique pouvoir utiliser vos contenus pour entraîner ses modèles, avec un réglage « Improve the model for everyone » désactivable dans les contrôles de données. Pour les offres professionnelles et l’interface de programmation, l’éditeur indique à l’inverse ne pas entraîner ses modèles sur les entrées et les sorties par défaut. Cette distinction est la première chose à vérifier, et elle évolue : consultez la documentation à jour plutôt qu’un article de blog.

Le paramétrage ne règle pas tout. La CNIL recommande de ne pas saisir d’informations confidentielles ni de données personnelles dans un service d’IA générative grand public, de privilégier des solutions maîtrisées lorsque les données sont sensibles, d’entourer l’usage de garanties appropriées, de former les utilisateurs aux limites de ces systèmes et de vérifier systématiquement les résultats produits. Elle rappelle aussi que l’organisme qui déploie l’outil reste responsable de l’usage qu’en font ses salariés.

En pratique, trois réflexes suffisent dans la plupart des cas : anonymiser avant de coller, remplacer les noms par des variables, et ne jamais déposer un document que vous n’auriez pas le droit d’envoyer par courriel à un tiers. Au-delà, une politique interne écrite vaut mieux qu’une interdiction non applicable : voir notre modèle de charte d’utilisation de l’IA et la formation IA et RGPD.

La progression

Du prompt à l’automatisation : cinq niveaux.

Prenons un même cas : une demande commerciale reçue par courriel, qu’il faut lire, qualifier, enregistrer et orienter.

  1. Usage ponctuel. Vous collez le message dans l’assistant et demandez un résumé. Gain réel, mais recommencé à chaque fois.
  2. Modèles de prompts réutilisables. Vous écrivez une fois la consigne de qualification, avec sa liste fermée de services et son indicateur de confiance, et vous la réutilisez. C’est le niveau où se situe la majorité des entreprises, et celui qui rapporte le plus vite.
  3. Assistants spécialisés. Vous créez un espace dédié à cette tâche, avec des instructions permanentes et vos documents de référence, que toute l’équipe utilise de la même façon.
  4. Intégration dans une automatisation. Le formulaire déclenche le scénario, le modèle qualifie, la fiche part dans le logiciel métier, et les cas douteux basculent en file de vérification humaine. Plus personne ne copie-colle.
  5. Agents connectés aux outils métier. Le système découpe lui-même les étapes : il consulte l’historique du client, vérifie la disponibilité, prépare une réponse et la soumet à validation. Puissant, plus difficile à superviser.

Personne ne saute du niveau 1 au niveau 5. Le niveau 2 est celui qu’il faut installer d’abord : sans consignes écrites et testées, une automatisation n’automatise qu’une approximation. Voir la formation automatisation IA et la formation agents IA.

Questions fréquentes

FAQ sur les prompts ChatGPT.

Qu’est-ce qu’un prompt ChatGPT ?

Un prompt est l’instruction, accompagnée des informations utiles, que vous transmettez à ChatGPT pour orienter sa réponse. Il peut aller de la question simple au texte structuré comportant un rôle, un contexte, des données, des contraintes et un format de sortie. Plus la tâche engage votre responsabilité professionnelle, plus le prompt doit être précis : c’est lui qui détermine la qualité et la forme du résultat.

Comment faire un bon prompt ChatGPT ?

Fournissez sept éléments, en dosant selon la tâche : un rôle, un contexte, un objectif, les données dont vous disposez, des contraintes, un format de sortie et des critères de qualité. Ajoutez une dernière consigne : « avant de répondre, dis-moi ce qui te manque ». Le format imposé et les critères de qualité sont les deux éléments qui suppriment le plus d’allers-retours.

Quel est le meilleur prompt ChatGPT ?

Il n’en existe pas. L’efficacité d’un prompt dépend du contexte, de la tâche, des informations disponibles, du résultat attendu et du modèle utilisé. Les formules présentées comme universelles produisent des résultats moyens partout. Le meilleur prompt est celui que vous avez testé sur trois cas réels de votre métier, puis corrigé en fonction de ce qui manquait.

Comment utiliser ChatGPT au travail ?

Commencez par les tâches répétitives dont vous savez vérifier le résultat d’un coup d’oeil : rédaction de courriels, résumé de documents, comptes rendus, extraction d’informations, préparation de réunions. Écrivez une consigne réutilisable pour chacune plutôt que de reformuler à chaque fois. Et respectez les règles de votre entreprise sur les données : ce qui ne s’envoie pas à un tiers ne se colle pas dans un outil grand public.

Comment demander à ChatGPT de rédiger un email ?

Indiquez le destinataire et votre relation avec lui, le contexte, l’objectif du message, les informations qui doivent obligatoirement y figurer, le ton et la longueur maximale. Ajoutez une contrainte de fin : une seule demande claire et une prochaine étape précise. Demandez enfin à l’outil de signaler ce qui lui manque au lieu de l’inventer. Le prompt n° 1 de cet article reprend cette structure.

Comment créer un prompt professionnel ?

Partez du modèle universel (rôle, contexte, objectif, données, contraintes, format, critères), remplissez-le pour une tâche réelle, testez, puis notez ce qui manquait dans la réponse et ajoutez-le au prompt. Au bout de trois itérations, vous obtenez une consigne stable. Enregistrez-la : un prompt professionnel se capitalise, il ne se réécrit pas à chaque usage.

Peut-on enregistrer ses prompts ChatGPT ?

Oui. Les projets de ChatGPT permettent de regrouper des conversations et des fichiers et d’y attacher des instructions personnalisées, et OpenAI indique qu’ils sont accessibles aux comptes gratuits comme payants. Les GPT personnalisés, eux, ne peuvent plus être créés depuis un compte personnel : OpenAI a annoncé leur retrait, avec une migration vers les Plugins et une échéance fixée à décembre 2026 pour les espaces concernés. Un simple document partagé reste la solution la plus durable pour une équipe.

Comment améliorer les réponses de ChatGPT ?

Cinq leviers, par ordre d’efficacité : donner davantage de contexte, fournir un exemple du résultat attendu, imposer un format de sortie précis, travailler en plusieurs étapes plutôt qu’en un seul prompt, et demander à l’outil d’identifier les informations manquantes avant de répondre. L’exemple de résultat attendu est le plus rentable et le moins utilisé.

Peut-on utiliser ChatGPT avec des données d’entreprise ?

Cela dépend du service, du type de compte, des réglages, des engagements contractuels, de la nature des données et de vos règles internes. Le traitement des contenus diffère entre les comptes individuels et les offres professionnelles : vérifiez la documentation à jour de l’éditeur. La CNIL recommande de ne pas saisir d’informations confidentielles ni de données personnelles dans un service grand public, et d’encadrer l’usage par une politique interne écrite.

Quelle est la différence entre un prompt et un agent IA ?

Un prompt est une instruction ponctuelle : vous demandez, l’outil répond, vous exploitez le résultat. Un agent reçoit un objectif, découpe lui-même les étapes nécessaires et appelle les outils dont il a besoin pour les exécuter. Le prompt reste sous votre contrôle à chaque étape ; l’agent agit entre deux contrôles, ce qui suppose des garde-fous écrits avant sa mise en service.

Faut-il apprendre le prompt engineering ?

Si vous utilisez ces outils plusieurs fois par semaine, oui. Ce n’est pas une compétence technique mais une compétence de formulation : savoir décrire une tâche, ses contraintes et son résultat attendu. Elle se transpose d’un outil à l’autre et survit aux changements de version, contrairement à la connaissance d’une interface. Une journée suffit généralement à en acquérir l’essentiel.

Comment se former à ChatGPT ?

Par une formation courte et pratique, construite sur vos propres tâches plutôt que sur une démonstration d’outil. Une journée suffit pour démarrer, deux jours pour un parcours métier avec méthode de formulation et travail sur vos documents. Vérifiez la date de mise à jour du programme et la part de temps consacrée à la pratique. Notre guide détaille comment choisir une formation IA.

Aller plus loin

Utiliser des prompts est une première étape.

Copier une consigne fait gagner quelques minutes. Savoir construire ses propres méthodes de travail avec l’IA, les partager dans une équipe et les insérer dans des processus fait gagner des journées. C’est la différence entre un usage individuel bricolé et une pratique d’entreprise.

Plusieurs parcours existent selon où vous en êtes : la formation ChatGPT pour la prise en main, la formation prompt engineering pour la méthode de formulation, les formations métier pour travailler sur vos propres cas, la formation en intra pour aligner une équipe entière, et la formation sur mesure quand le besoin ne rentre dans aucune fiche.

Les formations sont organisées par le CIDFP, centre de formation professionnelle certifié Qualiopi, déclaration d’activité 11941096094.

Le catalogue des formations · 30 commandes secrètes ChatGPT · Quelle formation IA choisir · Demander un programme ou un devis

Sources

OpenAI, les projets dans ChatGPT · OpenAI, les GPT dans ChatGPT (création limitée aux espaces professionnels et retrait annoncé) · OpenAI, utilisation des données pour l’amélioration des modèles · CNIL, questions-réponses sur l’utilisation d’un système d’IA générative · règlement (UE) 2024/1689 sur l’intelligence artificielle, articles 4 et 6 et annexe III pour les usages en matière d’emploi.

Les fonctionnalités et les conditions d’utilisation des services d’IA évoluent fréquemment. Les éléments cités ici correspondent à la documentation officielle consultée à la date de publication ; vérifiez-les avant toute décision engageante.

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